David Heurtel doit donner la priorité à la protection de notre patrimoine naturel, non à celle du patrimoine immobilier

Boisé des Hirondelles

Québec – Mathieu Traversy, porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, demande au ministre de l’Environnement, David Heurtel, de protéger le patrimoine naturel du boisé des Hirondelles de Saint-Bruno-de-Montarville, non pas de protéger le patrimoine immobilier d’un promoteur privé.

Le député de Terrebonne rappelle au ministre sa propre décision de juillet 2015 concernant le développement immobilier projeté dans ce secteur. David Heurtel endossait alors entièrement l’opinion scientifique détaillée de ses fonctionnaires, concluant que « l’intervention projetée par le promoteur immobilier risque de sévèrement dégrader un milieu naturel qui se distingue par le fait que ses caractéristiques favorisent la survie du ginseng à cinq folioles, une caractéristique biophysique rare et d’intérêt exceptionnel ».

« Le ministre doit être cohérent avec sa décision de 2015 et déclarer que le développement immobilier projeté serait incompatible avec la protection de cette espèce floristique. Son rôle est de baser sa décision sur la meilleure information scientifique disponible », a affirmé Mathieu Traversy.

Le député souligne par ailleurs que le Québec s’est doté de lois qui protègent notre patrimoine naturel. « David Heurtel doit faire appliquer les lois qui visent à préserver les milieux naturels. Donner le feu vert à ce projet signifierait qu’il ne se soucie guère de la protection de notre biodiversité », a-t-il poursuivi.

Mathieu Traversy ajoute que le développement immobilier dans le boisé des Hirondelles serait incompatible avec la volonté affichée des citoyens, des organismes environnementaux et des élus de la grande région de Montréal de mettre en place une ceinture verte et bleue pour connecter les milieux naturels entre eux. « David Heurtel ne doit pas fragmenter les milieux naturels. Donner l’autorisation à ce développement immobilier compromettrait encore un peu plus le développement d’une ceinture verte et bleue », a-t-il conclu.

 

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Le député de Terrebonne au G200 Youth Forum 2016

Mission parlementaire en Bavière

Terrebonne, le 13 avril 2016 – Au retour de sa participation au G200 Youth Forum 2016, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, revient optimiste et dynamisé par les échanges et les constats qui ont émergés de cet événement international tenu à Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne, du 6 au 10  avril dernier.

Cette année, le forum proposait quatre plateformes qui opéraient en simultanée autour de sujets d’actualités internationaux : droits des femmes et famille, éducation et culture, entrepreneuriat et innovation, développement local et environnement. L’événement regroupait 500 jeunes leaders, parlementaires et universitaires, représentant les milieux gouvernementaux, des affaires et des organisations internationales.

L’une des plateformes était le International Young Parliamentarians’ Debate, qui regroupait des parlementaires de 45 ans et moins dans le but d’échanger des idées et des pratiques législatives propres à chaque pays. Le député de Terrebonne, fier représentant de l’Assemblée nationale du Québec, en a profité pour exposer la vision et les pratiques environnementales du Québec dans le contexte actuel des changements climatiques.

« Je suis heureux des conclusions qui ont été dégagées du forum. De rassembler des gens provenant des quatre coins de la planète, qui partagent des idéaux politiques différents, et de ressortir avec des propositions consensuelles à la fin, ça m’impressionne. C’était le but de l’exercice et il a été atteint, » affirme le député.

Ce qu’il retient de ces propositions? « D’abord l’importance d’équilibrer l’économie et le développement durable. Ensuite, que le changement passe d’abord par le local, dans les communautés, qui pourraient être soutenues par des programmes gouvernementaux afin de faciliter des actes écoresponsables. Ce sont des prémisses intéressantes pour un développement économique durable et fort. Je compte d’ailleurs amener ces idées au sein de mon caucus, » ajoute Monsieur Traversy.

« De plus, cette incursion au cœur de la Bavière m’a fait réaliser que cette région a des points communs avec le Québec. C’est une région qui possède des caractéristiques distinctes et une culture propre, entre autres. Le lien de ressemblance était très intéressant à comparer! » précise le député.

Pour de plus amples informations sur le G200 Youth Forum 2016, vous pouvez consulter le www.g200youthforum.org

Sur la photo:  Notre groupe de parlementaires (des élus de 45 ans et moins) qui ont participé au volet International Young Parliamentarians’ Debate.

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Projet d’échangeur sur l’A-640

Une bonne nouvelle pour les résidents de Terrebonne-Ouest et d’Urbanova

Terrebonne, le 14 avril 2016 – Le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, accueille positivement le dépôt public, par Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), de l’étude d’impact et de l’ensemble du projet de construction éventuelle d’un échangeur reliant l’autoroute 640 à l’avenue Urbanova par la ville de Terrebonne.

Une séance d’information sur le projet aura lieu le 14 avril prochain à l’hôtel Impéria. « Ce projet est plus qu’important pour les résidents de Terrebonne-Ouest et pour le développement du secteur Urbanova. De plus en plus de citoyens sont intéressés le projet, qui a gagné plusieurs prix jusqu’à présent, mais l’accès à ce quartier est actuellement un peu difficile. Avec un gouvernement qui ne comprend pas l’urgence d’agir avec le parachèvement de l’autoroute 19, qui faciliterait entre autres l’accès à l’ouest de Terrebonne, les gens se retrouvent pris dans le trafic de la côte Terrebonne ou par un détour via l’avenue Claude-Léveillée afin de sortir du quartier. L’arrivée de cet échangeur sera une bouffée d’air frais! » mentionne le député de Terrebonne.

Le député est à même de constater que la municipalité a fait ses devoirs; il reste au gouvernement du Québec à bien faire les choses afin de ne pas retarder le début des travaux. « L’étape du BAPE qui commence est obligatoire et nécessaire afin de mener à terme ce projet. Cependant, j’espère que le ministre des Transports, Jacques Daoust, comprend bien l’importance de ce projet pour les gens de Terrebonne. Je ne voudrais pas qu’on s’embarque dans un dossier, par principe, mais qui ne serait pas priorisé. Le processus suit son cours et les travaux pour l’échangeur doivent commencer au plus tard en 2018. Les citoyens peuvent compter sur moi afin de faire un suivi serré auprès du cabinet du ministre des Transports pour ne pas éterniser la démarche, » a conclu Mathieu Traversy. 

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Un jumelage réussi avec le député de Terrebonne

Stage de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant

Terrebonne, le 7 avril 2016 – Dans le cadre des stages de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, se réjouit d’avoir été jumelé à Sophie J. Barma qui devient une observatrice privilégiée de la vie politique à l'Assemblée nationale pendant un an, comme ses quatre autres collègues stagiaires.

Commencé en septembre dernier, son stage consiste à :

·        appuyer un député du gouvernement et un député de l'opposition avec qui elle est jumelée en alternance;

·        réaliser une mission exploratoire en Allemagne et en Belgique afin d'analyser les systèmes parlementaires de ces pays et de rencontrer divers acteurs de la vie politique;

·        rédiger un essai sur un sujet lié à la démocratie.

« C'est pour moi une chance immense de vivre ce stage. Chaque matin, en entrant à l'Assemblée nationale, j'ai le privilège de côtoyer les parlementaires et d'observer leur travail. Je suis littéralement plongée dans la vie politique, puisque j'appuie au quotidien le député avec lequel je suis jumelée, et ce, autant au Parlement qu'en circonscription. Cette aventure nous offre aussi des rencontres enrichissantes, des défis stimulants et un apprentissage sans fin des rouages de la politique! » affirme Madame J. Barma.

Le député de Terrebonne se dit aussi chanceux d’avoir été jumelé à Sophie, détentrice d’une maîtrise en économique : « C’est un plaisir de travailler ensemble quotidiennement à l’Assemblée nationale. Intéressée par l’environnement, elle m’épaule dans mes tâches parlementaires et s’implique aussi avec moi dans mes dossiers touchant le développement durable et la lutte aux changements climatiques. »

C’est d’ailleurs grâce à ses connaissances et à son expérience que Sophie J. Barma s’adressera aux étudiants du Collège Saint-Sacrement à Terrebonne aujourd’hui, dans le cadre de leur journée dédiée à l’UNESCO. Elle leur parlera bien évidemment du rôle du député, du fonctionnement parlementaire, de son stage et de sa mission exploratoire à l’étranger.

La Fondation

La Fondation Jean-Charles-Bonenfant accueille chaque année quelques jeunes stagiaires qui se démarquent par la qualité de leur dossier scolaire, leur intérêt envers les institutions démocratiques et leur engagement dans la communauté. L'information sur le stage et les critères d'admissibilité se trouvent dans le site de la Fondation à fondationbonenfant.qc.ca.

Pour suivre Sophie et les autres boursiers de l'année 2015-2016, visitez la page facebook.com/FJCBstages

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Énergie Est - David Heurtel doit être cohérent avec sa démarche judiciaire

Québec – Le porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, exige du ministre de l’Environnement, David Heurtel, qu’il fasse preuve de cohérence avec la démarche judiciaire qu’il a entreprise dans le dossier Énergie Est.

« Le ministre de l’Environnement doit s’assurer que les lois québécoises soient respectées. Notons que dans sa requête en injonction déposée hier, il précise que TransCanada est en voie d’obtenir un 7e certificat d’autorisation pour procéder à des relevés sismiques dans la rivière des Outaouais. David Heurtel doit donc, en plus de reprendre le processus du BAPE du début, suspendre l’analyse de la demande de TransCanada jusqu’à ce que l’entreprise dépose les documents indispensables aux travaux du BAPE », a déclaré Mathieu Traversy.

D’ailleurs, dans la lettre du 2 décembre 2014 qu’il a envoyée à TransCanada, le ministre disait à l’entreprise que « l’analyse de [son] dossier débutera uniquement à la réception de tous les documents formant l’étude d’impact de la portion québécoise du projet Oléoduc Énergie Est ». « Le ministre doit dès maintenant arrêter d’accorder des passe-droits à TransCanada. Il faut qu’il ait entre les mains un dossier complet qui permettra au BAPE de mener une évaluation environnementale exhaustive. Les lois québécoises s’appliquent de la même façon pour tous », a ajouté le porte-parole.

Le Parti Québécois exige donc deux actions immédiates de la part du ministre :

  • Premièrement, David Heurtel doit reprendre le processus du BAPE du début, en lui donnant un nouveau mandat qui respecte la loi québécoise de façon intégrale. Le mandat actuel du BAPE viole la loi québécoise, étant basé sur de l’information incomplète et ne donnant au gouvernement du Québec aucun pouvoir de décision.

  • Deuxièmement, le ministre doit suspendre l’analyse liée au certificat d’autorisation réclamé par TransCanada pour la réalisation de relevés sismiques dans la rivière des Outaouais, et ce, tant que la compagnie ne se sera pas conformée à la loi.

Rappelons qu’hier, l’Union des municipalités du Québec a elle aussi demandé au ministre Heurtel de suspendre les travaux du BAPE sur Énergie Est tant que TransCanada n’aura pas déposé un avis de projet et une étude d’impact. Des groupes environnementaux et citoyens ont également déposé une demande d’injonction allant en ce sens. Enfin, la Communauté métropolitaine de Montréal a insisté sur le fait que le BAPE ne serait pas en possession de tous les documents requis lors du début des audiences.

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Les citoyens ne veulent pas d’un BAPE tronqué

Énergie Est de TransCanada

Québec, le 1er mars 2016 – Alors que, dans le dossier du projet Oléoduc Énergie Est, le gouvernement du Québec dépose une requête en injonction pour que soient respectées les lois québécoises, le porte‑parole du Parti Québécois en matière de développement durable, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, constate que le ministre de l’Environnement, David Heurtel, est de nouveau à la remorque des groupes environnementaux et des citoyens qui ont déposé, il y a deux semaines, une requête identique devant les tribunaux.

Le député constate la totale incohérence du ministre de l’Environnement. « Dans sa lettre du 2 décembre 2014 envoyée à TransCanada, le ministre disait à l’entreprise que "l’analyse de [son] dossier débutera uniquement à la réception de tous les documents formant l’étude d’impact de la portion québécoise du projet Oléoduc Énergie Est". Or, malgré le refus de TransCanada de fournir les documents requis, le 8 juin 2015, David Heurtel a décidé de mandater un BAPE tronqué, en violation de la loi québécoise, basé sur de l’information incomplète et sans aucun pouvoir de décision. Puis, ce matin, le ministre dépose une requête en injonction. Sa position est, pour dire le moins, difficile à suivre; visiblement, David Heurtel s’est fait coincer par le recours juridique des citoyens », a déclaré Mathieu Traversy.

À la lumière des propos que le ministre a tenus ce matin en point de presse, le Parti Québécois constate par ailleurs que le ministre de l’Environnement maintient l’actuel mandat du BAPE. Concrètement, il n’y a toujours aucune évaluation globale de l’impact du projet sur les émissions de gaz à effet de serre, aucune étude ni plan d’intervention d’urgence en cas de déversement dans le fleuve Saint-Laurent ou les rivières du Québec, aucune évaluation des impacts économiques ou de l’approvisionnement en gaz, aucune place à la consultation des Premières Nations. « Nous sommes en faveur d’un BAPE sur le projet Énergie Est, mais nous voulons un vrai BAPE! David Heurtel doit exiger que tous les documents pertinents soient déposés, sinon le BAPE actuel se révélera complètement inutile. La requête en injonction est un beau spectacle politique, mais ne change strictement rien dans les faits. Le ministre a déclenché un BAPE en violation de la loi », a ajouté le député de Terrebonne.

Rappelons enfin qu’en plus de contrevenir à sa propre loi depuis juin 2015, il y a deux semaines, David Heurtel a voté contre une motion du Parti Québécois qui exige le respect des lois québécoises. « Si le ministre entend réellement faire respecter les lois québécoises, pourquoi a-t-il voté contre notre motion? La vérité, c’est que le gouvernement Couillard a un préjugé favorable au projet Énergie Est. Il s’est simplement fait forcer la main par les citoyens qui réclament de leur gouvernement la défense de leurs intérêts, en commençant par l’application de la loi », a conclu Mathieu Traversy.

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Le ministre Heurtel va-t-il accepter ce dangereux précédent?

Projet de Waukesha

Québec, le 23 février 2016 – Sa source actuelle étant contaminée, la ville de Waukesha, au Wisconsin, projette de puiser quotidiennement 40 millions de litres d’eau potable dans le bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent. La situation inquiète grandement le porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy. Il exige du ministre Heurtel qu’il fasse preuve de transparence en dévoilant dès maintenant aux Québécois sa position sur le sujet, ainsi que toute l’information et l’ensemble des analyses du gouvernement du Québec en lien avec ce projet.
 
« Est-ce que toutes les possibilités ont été évaluées pour éviter ce projet massif de transfert d’eau hors du bassin hydrographique des Grands Lacs et du Saint-Laurent? Quels sont les impacts cumulatifs de ce projet? David Heurtel a le devoir de se prononcer », a déclaré Mathieu Traversy.
 
Selon le député, le projet de Waukesha créerait un dangereux précédent en vertu de l’Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent. S’il devait être autorisé avec l’assentiment du Québec, il paverait la voie à des projets similaires. Déjà, d’autres villes y pensent très sérieusement.
 
« David Heurtel a indiqué que le gouvernement du Québec refuserait de se prononcer... avant la toute dernière étape de décision. C’est inacceptable! Est-ce que le ministre peut faire preuve de leadership et de transparence, comme le demandent plusieurs municipalités québécoises, dont Québec, Salaberry-de-Valleyfield, Sorel-Tracy et maintenant Montréal? », a ajouté le député de Terrebonne.
 
Actuellement, les Québécois ne sont que minimalement consultés par le Conseil régional des ressources en eau des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent. « Tout ce qui existe pour informer la population de cette consultation, ce sont quatre petits paragraphes sur une page perdue du site Internet du ministère de l’Environnement. Est-ce là toute l’importance accordée par le ministre à un projet qui menace les ressources en eau? », a demandé Mathieu Traversy.
 
Le ministre a le devoir d’en faire plus pour consulter la population. Rappelons que dans la loi sur l’eau s’inscrivent également les principes de transparence et de participation publique. Le gouvernement contrevient nettement à ces deux principes essentiels du développement durable. En refusant de se prononcer à ce stade-ci, le Québec abdique ses responsabilités en matière de protection de l’eau. « Nous demandons que David Heurtel dépose tous les avis produits par son ministère et ceux collectés auprès d’autres ministères. Il doit également publier sur son site Internet toute l’information disponible sur ce projet », a poursuivi le député de Terrebonne.
 
La loi sur l’eau prévoit que le gouvernement du Québec doit demeurer « le gardien des intérêts de la nation dans la ressource eau ». « Le ministre Heurtel a le devoir d’assurer la protection, la restauration, la mise en valeur et la gestion des ressources en eau. Nous souhaitons qu’il tire des leçons du flushgate et qu’il fasse la preuve qu’il peut gérer l’eau adéquatement », a conclu Mathieu Traversy.
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Conférence de Paris

« Le Québec doit se doter d’une démarche claire pour demeurer

un chef de file en matière de changements climatiques »

– Pierre Karl Péladeau

Québec, le 9 décembre 2015 – Alors qu’à Paris, la 21e Conférence annuelle des parties à la Convention‑cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) tire à sa fin, le chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, et le porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, ont rappelé que le Québec peut demeurer un chef de file dans la lutte contre les changements climatiques. Pour y arriver, il doit toutefois se doter d’une démarche claire et sans incohérence, d’initiatives précises ainsi que de moyens pour les mettre en œuvre dans le but de faire preuve de leadership et de contribuer à l’atteinte des objectifs fixés par la COP21.

« Malheureusement, le passé étant garant de l’avenir, le gouvernement du premier ministre Philippe Couillard ne passe pas le test de la crédibilité dans la lutte contre les changements climatiques. Il a manqué les cibles de Kyoto et est en train de manquer celles de 2020. Une fois arrivé à Paris, le premier ministre a modifié ses propos. L’appui sans condition de son gouvernement à la Stratégie canadienne de l’énergie, tout comme au projet Énergie Est, est en pleine contradiction avec son discours. L’incohérence du gouvernement libéral ne doit cependant pas nous empêcher d’avancer », a insisté le chef de l’opposition officielle.

Le porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement a quant à lui souligné le manque de transparence du gouvernement en ce qui concerne la gestion du Fonds vert. « Nous avons appris, à Paris, que le gouvernement sera strict avec les partenaires essentiels, les municipalités, mais sans aucune autre indication. Pourtant, nous avons besoin d’un cadre de gestion clair et efficace. Le gouvernement doit également débloquer le plus rapidement possible des sommes du Fonds vert pour financer l’amélioration de l’offre de transport collectif. C’est primordial pour l’atteinte des cibles 2020 et 2030 de réduction des gaz à effet de serre. Puis, il y a la norme zéro émission; il est temps que le premier ministre agisse sur cette question. Son trop timide plan sur l’électrification des transports n’était en fait qu’une réflexion. Nous lui demandons de déposer rapidement, à la rentrée parlementaire, un projet de loi en ce sens », a-t-il ajouté.

Des mesures concrètes

Pierre Karl Péladeau et Mathieu Traversy ont rappelé quelques mesures concrètes déjà proposées par le Parti Québécois pour que le Québec devienne un véritable leader mondial en matière d’énergies propres :

  • Faire reconnaître internationalement l’hydroélectricité comme une énergie propre et renouvelable, afin que le Québec puisse pleinement tirer parti des choix historiques qu’il a faits et qui se sont maintenant transformés en avantages concurrentiels énormes, dans un contexte de décarbonisation de l’économie.
  • Accélérer la mise en œuvre des mesures du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.
  • Libérer le Québec de sa dépendance au pétrole, qui contribue à appauvrir son économie et à endommager son environnement. Pour y arriver, le Parti Québécois propose notamment de réduire la consommation de pétrole du Québec de 40 % dans le secteur des transports d’ici 2030, à l’aide des moyens suivants :

◦        Réduire l’utilisation du pétrole au Québec.

◦        Intensifier la transition écologique vers une économie sans carbone dans l’ensemble des secteurs d’activité.

◦        Miser sur la Stratégie d’électrification des transports déposée par le Parti Québécois à l’automne 2013, beaucoup plus ambitieuse que le plan de 2015 du gouvernement libéral.

◦        Mettre fin aux projets qui font du Québec une autoroute d’exportation du pétrole.

◦        Faire en sorte que le Québec prenne ses propres décisions sur le plan environnemental; le Parti Québécois a déposé le projet de loi 390 visant à asseoir la primauté de la compétence environnementale du Québec.

◦        Adopter une loi zéro émission; le Parti Québécois a déposé le projet de loi 392 à cet effet.

S’inscrivant en faux contre la campagne de relations publiques du gouvernement libéral, le positionnement du Parti Québécois est plutôt de miser concrètement sur des actions et des moyens. « Cette position s’appuie sur nos engagements en matière d’environnement, de développement durable et de lutte contre les changements climatiques, qui visent les occasions d’agir concrètement pour améliorer la qualité de notre environnement, développer l’économie verte et libérer le Québec de sa dépendance au pétrole », a poursuivi Mathieu Traversy.

Pierre Karl Péladeau a souligné enfin « qu’un Québec indépendant pourrait facilement devenir l’État le plus propre sur le plan des émissions de gaz à effet de serre en Amérique du Nord. Un Québec indépendant ferait la promotion d’une stratégie québécoise, dans laquelle la lutte contre les changements climatiques et la stratégie énergétique iraient de pair plutôt que de s’opposer. Indépendants, les Québécois seraient affranchis de l’industrie pétrolière canadienne. Le Québec pourrait enfin déployer sa propre stratégie énergétique et miser sur les énergies renouvelables ».

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Déversement d’eaux usées - Des solutions existent, mais David Heurtel n’a plus la crédibilité nécessaire pour les mettre en œuvre

Québec – Alors que la ministre fédérale de l’Environnement a décidé d’autoriser, sous conditions, le déversement de 8 milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent, le porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement, de développement durable et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, est d’avis que ce qu’on retiendra de cette crise, c’est que David Heurtel n’a plus aucune crédibilité comme ministre québécois de l’Environnement.

« Les nouvelles conditions établies par le gouvernement fédéral prouvent que David Heurtel a autorisé de façon précipitée la Ville de Montréal à effectuer ce déversement, sans avoir toute l’information scientifique disponible. Par conséquent, il a échoué dans son rôle de protecteur de notre eau et de notre environnement », a déclaré Mathieu Traversy.

Le Parti Québécois rappelle que David Heurtel a refusé de rendre public l’ensemble des documents relatifs à la demande d’autorisation faite par la Ville de Montréal. « Plus d’un mois après le début de cette crise, les Québécois constatent que le ministre s’est basé sur des documents auxquels les citoyens n’ont jamais pu avoir accès pour prendre sa décision. Nous lui avons pourtant demandé à de multiples reprises, sans succès, de rendre publics les avis consultés par son ministère, l’évaluation des autres options ainsi que celle des impacts cumulatifs sur le fleuve Saint-Laurent », a ajouté le député.

Par ailleurs, la situation aura mis en évidence les lacunes dans les procédures concernant le rejet des eaux usées par les municipalités. À cela s’ajoute le fait que le gouvernement libéral reste passif; il réagit aux crises plutôt que de proposer des solutions. Le Parti Québécois, comme plusieurs acteurs qui se préoccupent de la qualité de l’eau, pense qu’on doit tirer des leçons de cet épisode. « Il faut que le gouvernement du Québec se penche sur des solutions durables à apporter au traitement des eaux usées. Oui, il en existe! Le problème, c’est le porteur actuel de ces solutions. À notre avis, avec ses bourdes à répétition, David Heurtel s’est irrémédiablement disqualifié », a poursuivi le porte-parole.

Enfin, le Parti Québécois déplore la décision du gouvernement fédéral d’autoriser ce déversement, alors que le rapport d’experts stipule que beaucoup d’information reste indisponible, entre autres celle concernant les impacts cumulatifs sur la faune et la flore du fleuve Saint-Laurent. Il rappelle au nouveau gouvernement fédéral qu’il a promis, en campagne, d’investir, d’ici 10 ans, 20 milliards dans les infrastructures vertes, ce qui comprend celles dédiées à l’eau, notamment au traitement des eaux usées. « Le gouvernement fédéral ne peut pas simplement s’en laver les mains et fermer les yeux. Il devra mieux collaborer avec le gouvernement du Québec, et ce, toujours en fonction des priorités que le Québec aura établies », a conclu Mathieu Traversy.

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La mobilisation doit se maintenir pour bloquer le projet Énergie Est

Pas de port de TransCanada au Québec

Québec, le 5 novembre 2015 – Alors que TransCanada annonçait ce matin qu’elle abandonnait l’idée de construire un port d’exportation de pétrole au Québec, le porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, appelle les citoyens à demeurer mobilisés pour convaincre le gouvernement que le projet Énergie Est est néfaste pour le Québec.

« Le Parti Québécois mène la bataille contre ce projet depuis le début, aux côtés des groupes environnementaux et des citoyens. Nous nous sommes mobilisés pour empêcher la construction d’un port permettant l’exportation du pétrole des sables bitumineux, et pour faire reconnaître le droit des Québécois de décider du sort du projet Énergie Est. On ne peut pas à la fois assumer tous les risques environnementaux et ne pas avoir le dernier mot. Il faut que le ministre de l’Environnement réaffirme que c’est le Québec qui prendra la décision ultime dans ce dossier », a insisté le député de Terrebonne.

Le Parti Québécois constate qu’actuellement, Énergie Est se bat pour sa survie. « Déjà, il y avait d’énormes inquiétudes quant aux impacts environnementaux qui découleraient d’un tel projet. Et, aujourd’hui, on abandonne l’idée d’un port en territoire québécois, ce qui limite d’autant plus les potentielles retombées pour le Québec. On peut donc légitimement se demander s’il reste des arguments en faveur d’Énergie Est dans la trousse de secours du gouvernement », a ajouté Mathieu Traversy.

Par ailleurs, le porte-parole dénonce le fait que le ministre de l’Environnement ne fait que répéter des phrases creuses lorsqu’il s’agit de garantir que les lois environnementales québécoises seront respectées. « Depuis un an et demi, TransCanada a refusé de transmettre les documents nécessaires au ministère de l’Environnement. En plus, la compagnie a toujours dit qu’elle refusait de se soumettre à la décision du gouvernement du Québec. Comment David Heurtel peut-il croire que quiconque le prend au sérieux? », a conclu le député de Terrebonne.

Le Parti Québécois demande la suspension des travaux préliminaires autorisés par le ministère de l’Environnement, et réclame du ministre qu’il exige le dépôt immédiat de l’ensemble des documents nécessaires à la tenue d’audiences du BAPE.

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