Les députés de la CAQ de Lanaudière et des Basses-Laurentides sont déconnectés de leur population

Énergie Est

Mascouche, le 3 octobre 2016 – En compagnie des présidents du Parti Québécois des régions de Lanaudière et des Basses-Laurentides, le chef de l’opposition officielle, député de Jonquière et porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable, Sylvain Gaudreault, ainsi que le député de Terrebonne et porte-parole en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, ont dénoncé la position des députés de la CAQ, qui ont voté, la semaine dernière, en faveur du projet Énergie Est.

« En refusant d’appuyer une motion du Parti Québécois exigeant de l’Assemblée nationale du Québec qu’elle se prononce contre le projet Énergie Est, le Parti libéral et la Coalition Avenir Québec fournissent une preuve additionnelle que leurs élus ne sont pas en phase avec la population qu’ils représentent. C’est très clair : les Québécoises et les Québécois ne peuvent pas compter sur les partis fédéralistes pour défendre leurs intérêts. Les députés de la CAQ de L’Assomption, de Masson, de Repentigny, de Deux-Montagnes, de Mirabel, de Groulx et de Blainville ont totalement tourné le dos à leurs électeurs, à leurs élus municipaux, aux agriculteurs et aux nombreux organismes de ces circonscriptions qui disent non à l’oléoduc Énergie Est », a déclaré Sylvain Gaudreault.

« Contrairement aux élus du Parti libéral et de la CAQ, le Parti Québécois continue de réclamer que le dernier mot sur le projet Énergie Est revienne aux Québécois, et à eux seuls. Les citoyennes et les citoyens demandent des solutions concrètes pour mener à bien la transition énergétique du Québec. Ils veulent l’électrification des transports, de réelles avancées en transport collectif et l’aménagement durable du territoire; pas un projet de transport de pétrole de plus dans leur cour! La population pourra toujours compter sur le Parti Québécois pour défendre ses intérêts; d’ailleurs, nous allons continuer à talonner les élues et élus de la CAQ de ces régions afin qu’ils se mettent réellement à l’écoute de leurs concitoyens », a ajouté Mathieu Traversy.
 

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L’incohérence en matière d’environnement doit cesser

Fonds vert

Québec, le 4 octobre 2016 – Le député de Terrebonne et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, dénonce l’incohérence du premier ministre Philippe Couillard, qui s’est autoproclamé champion de l’environnement à la Conférence de Paris, en décembre 2015, mais qui n’a jamais fait les gestes en conséquence. « Le premier ministre a laissé la gestion du Fonds vert tourner au fiasco; encore aujourd’hui, il demeure incapable d’évaluer l’impact des programmes financés par le Fonds vert pour atteindre ses objectifs climatiques », a-t-il déclaré.

« Le premier ministre utilise beaucoup de mots, mais nous avons compris qu’il met en œuvre peu de moyens. Le Fonds vert finance des programmes du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, le PACC, mais ceux-ci ne donnent aucun résultat. De l’aveu même des chargés de programmes, les réductions de GES sont impossibles à calculer, et, dans certains cas, il y a même une absence totale de cibles ou d’indicateurs pour vérifier si les 3,3 G$ du Fonds vert ne sont pas dépensés inutilement », a ensuite exposé Mathieu Traversy.

« Le Parti Québécois a adressé au gouvernement 15 demandes d’accès à l’information portant sur l’évaluation de 22 programmes liés au PACC et au Fonds vert, dont l’objectif est de réduire les GES. Le résultat est extrêmement décevant, mais limpide : le premier ministre n’a jamais fait le suivi de ses engagements. Sur les 22 programmes, seulement 3 comportent des objectifs de réduction de GES, seulement 3 ont des budgets quantifiables, 9 n’ont aucun indicateur, 9 sont sans calcul de GES, 6 n’identifient même pas de projet, 3 ont permis des situations abusives et 2 n’ont même pas fait l’objet d’un suivi. Et tout ça a été dénoncé par le Commissaire au développement durable », a aussi rappelé le député de Terrebonne.

« Le Québec se dirige tout droit vers un mur; il n’atteindra pas les cibles de réduction de GES qu’il s’est fixées à l’horizon 2020. Il ne reste que trois ans et demi. Philippe Couillard doit revoir rapidement et entièrement sa manière de gérer le Fonds vert, au risque de faire perdre toute crédibilité au Québec sur la scène internationale en matière d’environnement », a conclu le porte-parole. 

Crédit photo: Simon Clark - Journal de Québec - agence QMI

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Le PLQ et la CAQ ont voté en faveur d’Énergie Est, donc contre les Québécois et leurs intérêts

Québec, le 22 septembre 2016 – Le député de Terrebonne et porte-parole en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, dénonce la position des partis fédéralistes quant au projet Énergie Est.

« En refusant d’appuyer une motion du Parti Québécois exigeant du gouvernement du Québec qu’il se prononce contre le projet Énergie Est, le Parti libéral et la Coalition Avenir Québec fournissent une preuve additionnelle que leurs élus ne sont pas en phase avec la population qu’ils représentent. C’est très clair : les Québécoises et les Québécois ne peuvent pas compter sur les partis fédéralistes pour défendre leurs intérêts », soutient M. Traversy.

« Contrairement aux élus du Parti libéral et de la CAQ, le Parti Québécois continue de réclamer que le dernier mot sur le projet Énergie Est revienne aux Québécois, et à eux seuls. Les citoyennes et les citoyens demandent des solutions concrètes pour mener à bien la transition énergétique du Québec. Ils veulent l’électrification des transports, de réelles avancées en transport collectif et l’aménagement durable du territoire ; pas un projet de transport de pétrole de plus dans leur cour ! », a-t-il ajouté.

Des risques pour l’eau potable

Dans la seule circonscription de Masson, 26 traversées de cours d’eau sont prévues par le tracé projeté de l’oléoduc. Un déversement majeur menacerait en moins de 5 heures l’alimentation en eau potable de la ville de Mascouche, puisée à même la rivière des Mille-Îles. « Comment Mathieu Lemay peut-il appuyer un projet qui met en péril l’eau potable des citoyens de sa circonscription ? »

Un projet qui divise les gens

Le député de Masson quant à lui sera heureux d’apprendre qu’avec l’appui de sa formation politique au projet Énergie Est, la MRC des Moulins passerait au premier rang du palmarès peu envié des MRC de la couronne nord avec le plus haut taux de superficie de son territoire consacré aux emprises des corridors d’énergie. « Mathieu Lemay semble en faveur d’un projet qui divise le territoire. On se serait attendu à mieux du porte-parole de la CAQ en matière d’environnement et de développement durable, » ajoute M. Traversy.

On sait que plusieurs parties prenantes au niveau régional et local s’y opposent : Mascouche, Terrebonne, la Communauté métropolitaine de Montréal, la Fédération de l’Union des Producteurs Agricoles de Lanaudière, Equiterre Lanaudière, le Conseil des bassins versants des Mille-Îles, l’Organisme de bassin versant de la rivière du Nord, et le Regroupement Vigilance Hydrocarbures de Lanaudière. « On se serait attendu à ce que Mathieu Lemay défende le consensus local plutôt que de se faire dicter sa position par TransCanada, » soutient le député de Terrebonne.

« C’est aux Québécoises et aux Québécois qu’il revient de décider si le projet d’oléoduc pourra voir le jour ou non. Le gouvernement doit mettre ses culottes et écouter la population. Et souvenons-nous que celle-ci n’y voit pas de retombées économiques suffisantes ; l’acceptabilité sociale d’un tel projet n’est pas au rendez-vous », a-t-il conclu.

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Le PLQ et la CAQ ont voté en faveur d’Énergie Est, donc contre les Québécois et leurs intérêts

Québec, le 22 septembre 2016 – Le chef de l’opposition officielle, député de Jonquière et porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable, Sylvain Gaudreault, le député de Terrebonne et porte-parole en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, ainsi que le député de Sanguinet et porte-parole en matière d’énergie et de ressources naturelles, Alain Therrien, dénoncent la position des partis fédéralistes quant au projet Énergie Est.

« En refusant d’appuyer une motion du Parti Québécois exigeant du gouvernement du Québec qu’il se prononce contre le projet Énergie Est, le Parti libéral et la Coalition Avenir Québec fournissent une preuve additionnelle que leurs élus ne sont pas en phase avec la population qu’ils représentent. C’est très clair : les Québécoises et les Québécois ne peuvent pas compter sur les partis fédéralistes pour défendre leurs intérêts », a déclaré Sylvain Gaudreault.

« Contrairement aux élus du Parti libéral et de la CAQ, le Parti Québécois continue de réclamer que le dernier mot sur le projet Énergie Est revienne aux Québécois, et à eux seuls. Les citoyennes et les citoyens demandent des solutions concrètes pour mener à bien la transition énergétique du Québec. Ils veulent l’électrification des transports, de réelles avancées en transport collectif et l’aménagement durable du territoire; pas un projet de transport de pétrole de plus dans leur cour! », a ajouté Mathieu Traversy.

« C’est aux Québécoises et aux Québécois qu’il revient de décider si le projet d’oléoduc pourra voir le jour ou non. Le gouvernement doit mettre ses culottes et écouter la population. Et souvenons-nous que celle-ci n’y voit pas de retombées économiques suffisantes; l’acceptabilité sociale d’un tel projet n’est pas au rendez-vous », a conclu Alain Therrien.

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À quand un virage vers la mobilité durable?

Québec, le 12 septembre 2016 – Sylvain Gaudreault, député de Jonquière, chef de l’opposition officielle et porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable, Mathieu Traversy, député de Terrebonne et porte-parole en matière d’environnement, ainsi que Martine Ouellet, députée de Vachon et porte‑parole en matière de transports et d’électrification des transports, dénoncent vivement le refus du gouvernement de Philippe Couillard de prendre le virage de la mobilité durable.

« En matière de développement durable, sans restructuration majeure, le gouvernement du Québec se dirige vers un échec assuré; il ne respectera pas ses engagements de réduction des émissions de GES. Or, c’est bien connu, le secteur des transports représente le principal émetteur de gaz à effet de serre au Québec, cumulant, pour l’année 2013, près de la moitié de ces émissions. La mobilité durable s’avère donc une solution incontournable pour lutter contre les changements climatiques », a exposé Sylvain Gaudreault.

« Depuis la Conférence de Paris, le premier ministre n’a jamais converti son discours "vert" en gestes concrets. Le Parti Québécois l’a démontré : au-delà des paroles, les programmes financés par le Fonds vert sont mal conçus, n’ont souvent pas d’objectifs mesurables et, surtout, n’atteignent pas les résultats escomptés. C’est particulièrement le cas pour les programmes gérés par le ministère des Transports », a pour sa part déploré Mathieu Traversy.

« Dans le dossier de la mobilité durable, c’est la crise de confiance perpétuelle; ce gouvernement s’est surtout caractérisé par une instabilité chronique, avec trois ministres des Transports successifs, et un plan d’électrification des transports sous-financé qui ratera sa cible de 100 000 véhicules électriques d’ici 2020 par au moins 20 %, de son aveu même », a ajouté Martine Ouellet.

Les députés sont catégoriques : les ajustements cosmétiques au titre du ministère des Transports, pour y ajouter « Mobilité durable » et « Électrification des transports », n’y changeront rien; aucune vision à long terme en matière de mobilité durable n’a émergé au sein de ce gouvernement rendu à mi-mandat. « Le ministère des Transports doit abandonner sa stratégie perdante du "cas par cas". Nous exigeons du gouvernement qu’il élabore un plan québécois de mobilité durable doté de cibles ambitieuses et cohérentes, et qui sera soutenu par un financement bonifié permettant un déploiement massif de l’offre en matière de transport collectif. C’est nécessaire pour atteindre nos cibles de réduction d’émissions de GES », ont-ils demandé.

Rappelons que le Parti Québécois, lors de son plus récent passage au pouvoir, a posé des gestes structurants. En 2013, il a notamment déposé la Stratégie d’électrification des transports 2013‑2017, dotée d’un financement beaucoup plus important que l’actuel plan libéral d’électrification des transports. En 2014, le Parti Québécois a également déposé une stratégie nationale de mobilité durable qui comprenait un transfert historique de 1 G$ aux infrastructures de transport collectif.

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Le Parti Québécois appuie la suspension des audiences de l’ONÉ

Énergie Est

Québec, le 28 août 2016 – Le député de Sanguinet et porte-parole du Parti Québécois en matière d’économie, d’énergie et de ressources naturelles, Alain Therrien, le député de Terrebonne et porte-parole en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, ainsi que le député de Verchères et porte-parole en matière de relations Québec-Canada, Stéphane Bergeron, appuient la demande du maire de Montréal, Denis Coderre, afin que soient suspendues les audiences de l’Office national de l’énergie (ONÉ) à propos du projet Énergie Est de la compagnie TransCanada.

« En cachant le fait que Jean Charest a fait du lobbying auprès d’Ottawa pour le compte de TransCanada, les commissaires de l’ONÉ ont fait perdre toute crédibilité à cet organisme fédéral. Le processus d’évaluation est visiblement truffé d’irrégularités; qu’attend Philippe Couillard pour les dénoncer? Les libéraux cautionnent-ils toujours les activités secrètes de lobbying de leur ancien chef? Il n’y a pas d’autre solution : le gouvernement du Québec doit lancer son propre processus d’évaluation du projet Énergie Est », estime Alain Therrien.

« Ne l’oublions pas : ce projet est loin d’avoir gagné la partie sur le plan de l’acceptabilité sociale. Il comporte d’énormes risques environnementaux et sur le plan de la sécurité pour le Québec. En contrepartie, la population québécoise n’en retirera pratiquement aucun bénéfice; Énergie Est n’a même pas comme objectif de l’alimenter en pétrole! Il est impensable que les Québécois n’aient pas voix au chapitre dans un dossier aussi capital pour leur avenir collectif », a pour sa part insisté Mathieu Traversy.

« Cela a été démontré maintes fois : on ne peut pas se fier à l’ONÉ. Ni pour mener l’exercice d’évaluation en toute transparence, ni pour tenir compte des intérêts des Québécoises et des Québécois. De plus, c’est nous qui verrions notre territoire mis à risque. C’est pourquoi l’ultime décision concernant Énergie Est doit être prise par les Québécois et par eux seuls », a résumé Stéphane Bergeron.

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David Heurtel n’a pas changé sa gestion des eaux usées

Québec, le 5 juillet 2016 – À la suite d’un déversement d’eaux usées dans la rivière Yamaska, le député de Terrebonne et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement, Mathieu Traversy, demande au ministre David Heurtel de changer les façons de faire de son ministère et de prendre en compte trois propositions faites par le Parti Québécois depuis des mois.

« Depuis le flushgate, David Heurtel n’a pas changé sa gestion des eaux usées. Par des demandes d’accès à l’information, nous avons démontré que 92 avis de non-conformité ont été remis à 69 municipalités, et ce, entre novembre 2015 et mars 2016, pour un montant d’à peine 1000 $ en amende. Seulement 52 % des inspections prévues dans le programme ʺVérification avis de déversementʺ ont été effectuées en 2014-2015. Au Québec, aucun rapport ne répertorie les surverses qui se produisent dans les municipalités », a déclaré Mathieu Traversy.

Le Parti Québécois propose trois actions concrètes à mettre en place rapidement :

1)     Davantage d’inspections et l’application de sanctions plus systématiques et sévères aux municipalités fautives;

2)     Rendre public un tableau de bord évolutif sur les rejets par les ouvrages de surverses au Québec : nature et volumes d’eaux usées déversées, suivi des correctifs prescrits aux municipalités. Pour y arriver, revenir à la centralisation de la collecte, de la validation et de la publication des données sur le suivi des ouvrages d’assainissement des eaux usées par le ministère de l’Environnement, plutôt que de transférer ces responsabilités aux municipalités;

3)     Création d’un registre public spécifique aux demandes d’autorisation faites par les municipalités pour les rejets d’eaux usées.

« Il faut également soutenir les municipalités afin qu’elles puissent améliorer et régulariser leurs structures de gestion des eaux usées. Le financement en infrastructures doit être augmenté et facilité. Concernant le déversement à Saint-Hyacinthe, le ministre doit rendre publics tous les documents sur le site du ministère; nous devons savoir en toute transparence ce qui s’est passé », a conclu Mathieu Traversy. 

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Le gouvernement se ferme à la diversité des points de vue

Projet de loi no 106

Québec, le 30 juin 2016 – Le député de Terrebonne et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, dénonce l’exclusion de plusieurs groupes et intervenants pertinents de la commission parlementaire sur le projet de loi n° 106, Loi concernant la mise en œuvre de la Politique énergétique 2030 et modifiant diverses dispositions législatives.

Le député souligne que certains groupes exclus s’avèrent des organismes de concertation ou des acteurs institutionnels de premier plan, comme le Commissaire au développement durable, la Table de concertation sur les hydrocarbures des Îles‑de‑la‑Madeleine, le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec, ou encore l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. « Ces organismes sont incontournables du fait de leur mandat, confié par le gouvernement, de leur rôle de concertation auprès des acteurs de l’eau et de leur représentativité des Premières Nations », a‑t‑il illustré.

« De plus, malgré la nécessité de prendre des décisions éclairées par la science, plusieurs experts du milieu ont été mis de côté, tels l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services, ou l’Institut national de santé publique du Québec. D’éminents professeurs, comme Normand Mousseau, de l’Université de Montréal, et Pierre-Olivier Pineau, de HEC, ne seront pas entendus non plus, contrairement à d’autres. Pourtant, il est vital de se baser sur la science pour prendre les meilleures décisions », a ajouté le porte‑parole.

Enfin, plusieurs groupes ou regroupements nationaux du milieu environnemental devraient être entendus, étant quotidiennement impliqués dans les débats entourant les hydrocarbures. Pensons notamment à la Coalition Saint-Laurent, à l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, à Nature Québec, à la Fondation David Suzuki ou à Greenpeace. « Ces groupes favorisent l’atteinte des objectifs environnementaux fixés par le gouvernement. Il serait normal de leur laisser la parole », a conclu Mathieu Traversy.

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Inspection des pesticides

Les chiffres sont embellis par le ministère de l’Environnement

Québec, le 22 juin 2016 – Le député de Terrebonne et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, dénonce le fait que dans le dossier du suivi des pesticides, le ministère de l’Environnement ait choisi de ne divulguer que des données partielles, ce qui a pour effet d’embellir le bilan des inspections qu’il a menées, visant entre autres à contrôler l’usage des pesticides au Québec.

« Le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a le devoir de présenter un portrait fiable, détaillé et complet des inspections environnementales au Québec, mais il fait preuve d’un manque de rigueur consternant. Contrairement à celles transmises au Commissaire au développement durable, des données internes du ministère indiquent qu’en 2015‑2016, 9 interventions sur 10 ont été effectuées par des étudiants plutôt que par des inspecteurs. Et à peine 10 % de ces interventions ont été suivies par la visite d’un inspecteur », a déploré Mathieu Traversy.

« En ce qui concerne les programmes d’inspection, dans trois cas sur cinq, soit aucun suivi n’a été effectué en 2015‑2016, soit la cible annuelle d’inspections a été ratée de 20 % à 35 %. Le seul programme qui présente des résultats satisfaisants est celui dont les données sont apparemment tronquées. Il n’y a donc pas de portrait précis de l’utilisation des pesticides au Québec », a poursuivi le député de Terrebonne.

Mathieu Traversy dénonce également les restrictions budgétaires imposées au ministère de l’Environnement depuis 10 ans, qui, mises ensemble, représentent une perte de 5 % de son budget total. De plus, l’effectif du ministère a diminué de 20 % entre 2003 et 2011. Seulement pour le Centre de contrôle environnemental du Québec, au total, le gouvernement a coupé de 6,6 % ses ressources financières.

« Ces réductions budgétaires compromettent la capacité du ministère de s’acquitter efficacement de ses missions, et augmentent les risques pour l’environnement et la santé humaine. Or, cela aura nécessairement des conséquences économiques fâcheuses à moyen et à long termes. Il est inadmissible que le ministère tente ainsi de maquiller les chiffres pour masquer son inefficacité », a conclu Mathieu Traversy.

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Projet de transfert d’eau des Grands Lacs vers Waukesha

Un dangereux précédent : que fait le ministre Heurtel?

Québec, le 21 juin 2016 – Le porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques et député de Terrebonne, Mathieu Traversy, déplore le dangereux précédent créé par l’approbation du projet de transfert d’eau des Grands Lacs vers la municipalité de Waukesha, située dans l’État du Wisconsin, aux États-Unis. En effet, selon l’information accessible au public, il y a tout lieu de croire que ce projet sera approuvé, et ce, en violation de l’Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint‑Laurent, signée par le Québec en 2005.

« Le message envoyé par le ministre du Développement durable, David Heurtel, est simple : les règles environnementales que l’on se donne collectivement peuvent être contournées, même si cela va à l’encontre du principe de précaution. De plus, les autorités n’ont évalué que les options proposées par la Ville de Waukesha. C’est un manque de rigueur évident puisqu’une étude de 2015, intitulée Non‑Diversion Alternative Using Existing Water Supply With Treatment, a déjà démontré qu’il y aurait d’autres possibilités, dont celle de traiter l’eau, pour répondre aux besoins de Waukesha », a dénoncé Mathieu Traversy.

En outre, contrairement à l’Ontario, le Québec n’a jamais soumis d’avis technique décrivant son analyse du projet. Aucun document, renseignement ni aucune explication du raisonnement du ministère de l’Environnement n’a été mis en ligne pour justifier l’appui du Québec au projet de Waukesha. C’est plutôt en silence que quelques lignes ont été ajoutées sur une page du site Internet du ministère. « Après le flushgate, le ministre Heurtel a encore une fois agi dans la plus grande opacité. Les Québécois ont le droit de savoir pourquoi il a donné son accord et permis que le projet de Waukesha devienne un dangereux précédent », a poursuivi le député de Terrebonne.

Enfin, rappelons que 122 municipalités et gouvernements locaux au Canada et aux États‑Unis, de même qu’une coalition de 40 groupes environnementaux, ont manifesté leur opposition au projet de Waukesha. « Au Québec, Montréal, Valleyfield, Sorel‑Tracy et plusieurs autres municipalités se sont positionnées contre le projet. Or, malgré leur importance, le ministre n’a tenu compte d’aucun de ces points de vue », a déploré Mathieu Traversy.

 

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