10 QUESTIONS À... Mathieu Traversy, député de Terrebonne

Vous avez été élu député de Terrebonne pour la première fois le 8 décembre 2008. Pourquoi avoir choisi cette voie?

Je voulais changer les choses. Je voulais apporter des réalisations concrètes au sein de la société et faire du Québec un pays.

Quel est le plus grand plaisir d’être député et, en contrepartie, quelle est la plus grande difficulté liée à ce métier?

Le plus grand plaisir d’être député, c’est d’exercer un métier dont l’objectif principal est de rendre les gens heureux. Mon travail est d’essayer d’améliorer la qualité de vie des citoyens de Terrebonne, et c’est très gratifiant. En contrepartie, la plus grande difficulté est d’essayer de trouver un équilibre entre le fait de vivre la moitié du temps à Terrebonne et l’autre moitié dans la capitale nationale. Il faut bien répartir son temps entre le travail dans la circonscription, les dossiers nationaux et la vie personnelle.

Jusqu’à présent, quel dossier avez-vous le plus aimé défendre en carrière?

La responsabilité que je préfère, malgré tous les dossiers qu’on a pu me confier, est celle d’être le député de Terrebonne. Ce rôle me permet de toucher à tous les secteurs de la vie des gens de ma circonscription, que ce soit la santé, l’éducation, l’environnement, la famille ou les affaires étudiantes. La défense des dossiers nationaux est aussi essentielle, mais elle est souvent soumise à l’actualité politique. Des fois, tu peux te voir confier des dossiers très importants, mais d’autres fois, il arrive aussi qu’il ne se passe rien [en lien avec ces dossiers] dans l’actualité. C’est alors très tranquille… Le fait d’être le député de Terrebonne me garantit une constance, une zone de confort où mon travail peut se poursuivre à moyen et à long terme.

Vous êtes porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, de développement durable et de lutte aux changements climatiques. Quelles actions intégrez-vous à votre quotidien pour faire une différence dans le monde dans lequel vous vivez?

On fait tous du recyclage à la maison, mais il y a moyen d’aller encore plus loin. Personnellement, je suis maintenant très sensibilisé à la question de l’empreinte carbone. Je suis un nationaliste depuis longtemps. J’encourage donc l’achat local, mais au-delà du nationalisme économique et de l’importance d’encourager nos producteurs, je suis aussi sensible à l’empreinte carbone que les produits ont dû générer pour arriver sur nos tablettes. Faire venir des tomates du Mexique, ça part par camion, par bateau, par train, jusqu’à ce que ça se rende ici. Ce n’est pas rien! Et toujours pour faire ma part, je conduis maintenant une voiture électrique, une Volt!

À quoi ressemblerait le Québec de vos rêves?

Le Québec de mes rêves est un Québec qui serait davantage mobilisé sur les questions d’intérêt national, oui en ce qui a trait à l’avenir national du Québec comme pays ou province, parce que ça reste toujours un dossier en filigrane du paysage politique, mais également par rapport à plein d’autres dossiers importants. J’ai vu des dossiers comme «Mourir dans la dignité», au cours des dernières années, qui ont su susciter beaucoup de passion et d’échanges. Je pense qu’on est une nation qui est capable de dialoguer pour améliorer nos façons de faire et continuer à évoluer dans le temps et dans l’histoire. Ce genre de dossiers, j’espère qu’il y en aura davantage.

À quoi ressemblerait le Terrebonne de vos rêves?

À court terme, ça prendrait plus de bornes électriques (rires)! J’aimerais qu’il y en ait un peu partout à travers la ville. Cette signature de Terrebonne qui est très axée sur la culture, il faut la préserver, mais je crois qu’il faut aussi lui ajouter une touche verte. Il y a des efforts qui sont faits, des axes de revitalisation qui sont en cours. Mais j’aimerais qu’on soit capable d’accélérer le travail et de l’accentuer, pour en arriver à un Terrebonne de la nature et de la culture.

Y a-t-il des endroits à Terrebonne que vous affectionnez particulièrement?

Il y en a plusieurs, mais le bastion où je me trouve le plus souvent, c’est le Vieux-Terrebonne. C’est un endroit unique. D’ailleurs, lorsque je parle aux gens de l’extérieur de Terrebonne, la première chose qu’ils me disent, c’est qu’ils ont vu notre théâtre, notre île, notre moulin, et que le Vieux-Terrebonne est une place charmante. C’est un produit d’appel qui a été développé de façon extraordinaire, au cœur même de notre ville. Il faut le préserver et il faut l’améliorer aussi. Il faut le redorer, le rendre encore plus attractif, et créer de nouveaux projets.

Quels sont les plus hauts sommets auxquels vous aspirez?

Être capable de rester assez longtemps député pour voir certains projets qu’on a entamés se concrétiser! Malheureusement, quand on entre en politique, on veut tout changer du jour au lendemain, mais très vite, on réalise que ça prend du temps. Le Québec est un peu comme un gros paquebot qu’on essaie de faire tourner : ça ne tourne pas à 180 degrés d’un coup. On enclenche un virage et avec le temps, on finit par atteindre la destination.

À ceux qui croient que le Québec n’est pas prêt pour l’indépendance, que diriez-vous?

Prenez le temps de vous asseoir et de respirer, et regardez ce qu’il se passe à l’international. Le Québec n’est pas dans une bulle, il n’est pas le seul à réfléchir à la question de l’autodétermination. Des fois, quand on est trop à chaud par rapport à une question, on finit par ne plus y voir trop clair, et il faut alors prendre une distance, et prendre le temps de réfléchir posément à la question. Ce n’est pas un vieux débat. Il y a plein de dossiers en ce moment dans l’actualité qui nous font nous demander si le Québec n’est pas le mieux placé pour savoir ce dont les Québécois ont besoin. Et je pense que la réponse à cette question vient d’elle-même. Pensez aux pays qui étaient auparavant une colonie ou une province et qui sont devenus indépendants. Combien d’entre eux ont ensuite voulu revenir à leur ancien statut? Il n’y en a aucun ou presque. La conclusion, c’est que la liberté pour une nation, c’est positif.

Si vous n’étiez pas en politique, que feriez-vous?

Je serais probablement enseignant. C’est un devoir de société que d’éduquer [nos citoyens] de demain. C’est un des métiers les plus nobles qui soient. Les enseignants contribuent à façonner l’avenir, mais en même temps, ils sont bien ancrés dans le présent. Ils contribuent à changer des vies, à aider des jeunes à aller jusqu’au bout de leurs ambitions. Ils ont un impact direct sur leur réussite.  

La Revue

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Énergie Est : requête d’injonction pour suspendre les audiences du BAPE

Le jour même où Québec s’est adressé aux tribunaux pour forcer TransCanada à se plier à la Loi sur la qualité de l’environnement dans le dossier du projet de pipeline Énergie Est, une injonction a été déposée par des écologistes auprès de la Cour supérieure afin de suspendre le début des audiences du BAPE prévu la semaine prochaine.

C’est le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) qui a entamé les procédures judiciaires invoquant le fait que TransCanada «ne respecte pas la procédure d’évaluation et d’examen des impacts à l’environnement prévue par la loi du Québec», tel qu’écrit dans la requête de 47 pages déposée hier matin.

Ce sont d’ailleurs ces mêmes motifs qui ont poussé le ministre David Heurtel à déposer une requête en injonction auprès des tribunaux afin de forcer la compagnie albertaine à s’assujettir la Loi sur la qualité de l’Environnement du Québec.

Incohérent

Selon Me Michel Bélanger, avocat spécialisé en droit de l’environnement et représentant du CQDE, il est tout à fait «incohérent» de mandater le BAPE à faire des audiences alors que la documentation présentée par TransCanada est jugée incomplète par le gouvernement.

«Sur quelles informations va-t-on se baser lors des audiences si justement, on n’a pas les bonnes informations? Le fédéral s’est aussi déjà prononcé à ce sujet en disant que les documents soumis par TransCanada sont confus. Nous allons devoir nous baser sur ces mêmes documents, ce n’est pas logique.»

L’avocat explique qu’il serait préférable d’attendre que la compagnie albertaine «fasse ses devoirs» avant de tenir les audiences.

«Si on va de l’avant avec ces consultations, cela voudrait dire qu’elles seront terminées, même avant que l’Office national de l’énergie (ONÉ) ait approuvé la demande finale de TransCanada en mai, alors je ne comprends pas cette urgence de procéder du gouvernement.»

Le ministre Heurtel avait pour sa part indiqué hier qu’il ne repousserait pas les audiences du BAPE comme demandé par le CQDE au nom d’Équiterre, Nature Québec et de la fondation Coule pas chez nous.

«Il est essentiel que les Québécoises et les Québécois, les municipalités et les autres groupes intéressés par la question puissent se prononcer afin que le Québec adopte une position en prévision des audiences de l’ONÉ», avait-il dit.

Un BAPE «bidon»
À Québec, les réactions des partis de l’opposition ne se sont pas fait attendre.

Québec solidaire demande au gouvernement libéral de «faire preuve de pragmatisme» et de «ne pas tenir le BAPE bidon» qui doit commencer la semaine prochaine.

«Pourquoi dépenser des milliers de dollars en fonds publics alors que nous savons très bien que ce BAPE ne respecte par les lois du Québec et n’a aucune force de loi?», signale la députée Manon Massé par voie de communiqué.

Le Parti québécois exige pour sa part que le ministre Heurtel fasse preuve de cohérence avec la démarche judiciaire qu’il a entreprise dans le dossier Énergie Est.

«David Heurtel doit […] suspendre l’analyse de la demande de TransCanada jusqu’à ce que l’entreprise dépose les documents indispensables aux travaux du BAPE», indique le député Mathieu Traversy.

Au moment d’écrire ces lignes, le ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques n’avait pas répondu à nos questions.

TransCanada garde le cap
TransCanada a préféré ne pas commenter le dossier.

«Puisque la question est devant les tribunaux, nous n’allons pas commenter. La seule chose que je peux dire c’est que nous voyons l’examen du BAPE comme une belle opportunité pour répondre à toutes les questions au sujet du projet Énergie Est», indique Tim Duboyce, porte-parole de la compagnie albertaine.

La Cour supérieure devrait rendre sa décision le 4 mars prochain.

Rappelons que ce projet vise la construction d’un pipeline d’une longueur de 4600 kilomètres qui transportera environ 1,1 million de barils de pétrole brut par jour de l’Alberta et de la Saskatchewan vers trois raffineries de l’est du Canada : Valero à Lévis, Suncor à Pointe-aux-Trembles et Irving Oil au Nouveau-Brunswick.

Déposé pour la première fois en octobre 2014, le projet suscite la controverse. En janvier,  les 82 villes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) se sont opposées catégoriquement à l’oléoduc.

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Injonction contre TransCanada: des réactions généralement positives

Le monde municipal applaudit la volonté du gouvernement du Québec de forcer TransCanada à respecter la loi sur la qualité de l'environnement, dans le cadre de l'évaluation du projet Oléoduc Énergie Est.

Le Conseil du patronat, pour sa part, espère que la décision de Québec ne soit pas «une barrière déguisée» à la réalisation du projet.

Le gouvernement a déposé une injonction pour forcer TransCanada à soumettre son projet au processus d’évaluation environnementale, a révélé mardi le ministre de l’Environnement David Heurtel.

Coderre et les municipalités se réjouissent

Les maires des villes québécoises sont au premier plan dans ce dossier. Celui qui dirige la plus grosse d’entre elles, le maire Denis Coderre, n’a pas tardé à appuyer l’injonction du gouvernement du Québec. «Le projet de TransCanada ne respecte pas non plus notre Plan métropolitain d'aménagement et de développement puisqu'il traverse des bois, des milieux humides et la zone agricole», a déclaré le Maire Coderre.

Selon lui, le projet Oléoduc Énergie Est «comporte des risques très importants pour l’environnement et trop peu de retombées pour notre économie».

Le 21 janvier, le comité exécutif de la Communauté métropolitaine de Montréal s’était opposé au projet. 

De son côté, l'Union des municipalités du Québec (UMQ) se réjouit de la décision du ministre David Heurtel, estimant ne pas avoir, jusqu’à maintenant, reçu de réponses satisfaisantes de la part de TransCanada.

«Il est fondamental que TransCanada respecte les lois québécoises, comme toute autre entreprise souhaitant s'établir au Québec», a indiqué la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, qui est aussi mairesse de Sainte-Julie.

Satisfaction aussi du côté de la Fédération québécoise des municipalités (FQM). Énergie-Est doit rendre publique l'étude d'impact sur l'environnement du tronçon québécois de son projet, afin que les débats se fassent sur la base de données scientifiques fiables, estime Richard Lehoux, président de la FQM. «Nos membres désirent s'impliquer dans le processus d'évaluation en ayant en main toute l'information pertinente.»

Le patronat craint un frein au développement

De son côté, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) espère que la décision de Québec ne soit pas «une barrière déguisée» à la réalisation de ce «projet d'envergure», dont les retombées potentielles intéressantes «iraient au profit de l'ensemble des Québécois, tant à court qu'à long terme», a commenté Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ.

Il souhaite aussi la mise en place rapidement «d’un processus conjoint entre le fédéral et le provincial, d'analyse et de validation des grands projets économiques», pour éviter les délais et les coûts supplémentaires que cela engendre.

«Le dédoublement de ces démarches aux différents paliers de gouvernement entraine des freins au développement économique», a ajouté Jean-Yves Dorval.  

Heurtel est incohérent, selon le Parti Québécois

Du côté politique, le Parti Québécois (PQ) estime que le ministre David Heurtel est de nouveau à la remorque des groupes environnementaux et des citoyens qui ont déposé, il y a deux semaines, une requête identique devant les tribunaux.

Le porte‐parole du PQ en matière de développement durable, d'environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, dénonce la « totale incohérence du ministre de l'Environnement.» Malgré que TransCanada ait refusé de fournir les documents requis, David Heurtel avait tout de même mandaté, en juin, un BAPE « sans aucun pouvoir de décision ». « Puis, ce matin, le ministre dépose une requête en injonction. Sa position est, pour dire le moins, difficile à suivre ; visiblement, David Heurtel s'est fait coincer par le recours juridique des citoyens », a déclaré Mathieu Traversy.

Rappelons que le processus du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) commence lundi.

TVA Nouvelles

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Une inaction pointée du doigt

Le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, dénonce l’inaction du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, devant le refus de TransCanada de fournir les documents exigés par le gouvernement du Québec.

Rappelons que dans une lettre datée du mois de novembre 2014, le ministre Heurtel écrivait ceci au président-directeur général de TransCanada : «Je vous avise que l’analyse de votre dossier débutera uniquement à la réception de tous les documents formant l’étude d’impact […] du projet Énergie Est.» Or, en juin dernier, le ministre mandatait le BAPE sans avoir en main tous les documents demandés, dont l’avis de projet et l’étude d’impact du projet.

«Le ministre de l’Environnement a décidé de contrevenir à sa propre loi. Il doit faire respecter la loi dont il est le gardien. C’est uniquement lorsque les documents seront complets que le BAPE pourra commencer. Les citoyens ont le droit à une information complète», explique M. Traversy.

Comme le rappelle le député, la Procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement de la Loi sur la qualité de l’environnement stipule en effet que la construction d’un oléoduc d’une longueur de plus de 2 km dans une nouvelle emprise est obligatoirement soumise à la délivrance d’un certificat d’autorisation du gouvernement. Cela veut dire que c’est le gouvernement du Québec qui détient le pouvoir d’autoriser ou non la construction de l’oléoduc Énergie Est.

«Ce pipeline traverse nos propres terres! Pourquoi David Heurtel a-t-il plié devant la pétrolière TransCanada au lieu de défendre les intérêts du Québec? Est-ce que TransCanada est plus puissante que le gouvernement du Québec?» se questionne M. Traversy.

Les audiences du BAPE pour le projet Énergie Est débuteront en principe dès le 7 mars. «C’est un dossier qui retiendra toute mon attention, soyez-en certains! Le Québec doit faire respecter sa juridiction et ses pouvoirs», conclut-il. (VT)

La Revue

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Sirop d’érable : des producteurs bloqués par le gouvernement

En dépit d’une météo exécrable, de nombreux acériculteurs se sont réunis cette semaine devant l’Assemblée nationale pour dénoncer le rapport Gagné déposé récemment par le ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis. André Villeneuve, Le député de Berthier et porte-parole en matière d’agriculture, accompagné de plusieurs collègues du Parti Québécois, dont la députée de Joliette, Véronique Hivon, se sont joints aux producteurs et dénoncent l’attitude du Parti Libéral dans ce dossier : il blâme les producteurs, alors que c’est au gouvernement que ça bloque.

En plus de la députée de Joliette, les élus du caucus lanaudois, le député de Rousseau, Nicolas Marceau et le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, unissent leur voix à celle d’André Villeneuve, qui n’a pas mâché ses mots : « Ce sont plus de 1200 producteurs de sirop d'érable qui ont convergé à Québec pour demander au Ministre de cesser ses attaques contre les producteurs de sirop d’érable. Le rapport propose de mettre fin à la mise en marché collective pour augmenter la production globale de sirop. Or, cela fait plus d’un an et demi que la Fédération des producteurs acéricoles demande à la Régie des marchés agricoles, la permission d’effectuer 2 350 000 entailles supplémentaires pour justement, augmenter sa production ».

« Déjà, il est trop tard pour le printemps 2016. Comment le Ministre peut-il accuser les producteurs de laisser le marché aux Américains, alors que c’est à la Régie que la demande bloque? », s’interroge le porte-parole. La Fédération estime que ce délai inutile représenterait un report d’investissement de 50 M$.

Les député(e)s considèrent que si le Québec a pu devenir un leader mondial dans le domaine de l’érable avec des ventes dans plus de 80 pays, c’est justement parce que les producteurs ont fait front commun. À l’instar de ses collègues, André Villeneuve se demande donc pour quels motifs le gouvernement s’entête à vouloir réparer ce qui n’est pas brisé : « Avec une hausse annuelle de production de 11%, et une progression des ventes à l’international de près de 30% depuis 5 ans, pourquoi s’attaquer au fonctionnement de cette filière ? ».

Le journal de Joliette

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Les péquistes dans Lanaudière interpellent le commissaire du lobbyisme

POLITIQUE. Le caucus du Parti québécois dans Lanaudière demande au commissaire au lobbyisme d'élargir le processus de consultation portant sur l’assujettissement des organismes à but non lucratif (OBNL) à la loi sur le lobbyisme.

Pour l’heure, seuls 22 groupes liés à des OBNL ont été convoqués, alors que plus de 60 000 OBNL seront directement concernés par le projet de loi 56, rappellent les députés. Ils ajoutent que plusieurs organismes communautaires disposant de peu de ressources financières et humaines et qui desservent des clientèles fragiles à travers le Québec ont manifesté le désir d’être entendus à l’occasion de ces consultations privées.

Tous les groupes qui le souhaitent devraient pouvoir s’exprimer, croient les députés, qui s’insurgent également que les consultations soient tenues à huis clos. « Un des principes fondamentaux de la loi sur le lobbyisme, c’est la transparence. Et que fait le commissaire? Il tient des auditions qui ne seront pas publiques! C’est un non-sens », peut-on lire dans un communiqué.

De surcroît, en dépit du fait que les organismes communautaires et les OBNL visés ont pignon sur rue dans l’ensemble du territoire québécois, les auditions du commissaire devraient se tenir en région, et pas seulement à Québec et à Montréal, dénoncent de vive voix Véronique Hivon (Joliette), Nicolas Marceau (Rousseau), André Villeneuve (Berthier) et Mathieu Traversy (Terrebonne).

Persévérance scolaire

Les députés péquistes dans Lanaudière ont également rappelé l'importance de participer aux Journées de la persévérance scolaire qui se déroulent cette semaine. Ils ont invité la population à s'y impliquer et à poursuivre la mobilisation afin de dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement.

« Cette année, ces journées revêtent un sens tout particulier, alors que le gouvernement libéral a honteusement sabré dans les budgets dévolus aux organismes de lutte au décrochage scolaire. Des 20 instances régionales réparties à travers le Québec, certaines ont dû mettre la clé dans la porte et plusieurs sont en péril », se sont-ils indignés. « Pour un premier ministre qui prétend faire de l’éducation une priorité, c’est un échec retentissant. » (CM)

L'action.com

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« Une responsabilité collective »

Les députés péquistes de Lanaudière, Mathieu Traversy (Terrebonne), Véronique Hivon (Joliette), Nicolas Marceau (Rousseau) et André Villeneuve (Berthier), unissent leurs voix aux différents acteurs mobilisés à l’occasion des Journées de la persévérance scolaire, qui battent leur plein cette semaine pour une 8e édition.

«Comme le dit l’adage, ça prend tout un village pour élever un enfant. De la même façon, la réussite de nos jeunes, c’est la responsabilité de tout le milieu lanaudois», clament les quatre élus, ajoutant que «valoriser l’éducation, encourager les jeunes dans leurs études, récompenser leurs efforts et les accompagner dans les moments plus difficiles» sont des gestes essentiels pour favoriser la réussite scolaire de tous.

«Cette année, ces journées revêtent un sens tout particulier, alors que le gouvernement libéral a honteusement sabré les budgets dévolus aux organismes de lutte au décrochage scolaire. Des 20 instances régionales réparties à travers le Québec, certaines ont dû mettre la clé dans la porte et plusieurs sont en péril, se sont-ils indignés. Pour un premier ministre qui prétend faire de l’éducation une priorité, c’est un échec retentissant.»

Les députés invitent la population lanaudoise à participer à cette semaine de valorisation de l’éducation et saisissent l’occasion pour encourager la communauté à poursuivre la mobilisation afin de dénoncer les coupes.

«Nous ne devons ménager aucun effort pour assurer la réussite de tous, dans Lanaudière comme dans l’ensemble du Québec», ont conclu les députés, qui arboreront le ruban vert de la persévérance scolaire toute la semaine. (VT)

La Revue

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Le Commissaire au lobbyisme doit consulter tous ceux qui veulent se faire entendre

Les députés Véronique Hivon (Joliette), Nicolas Marceau (Rousseau), André Villeneuve (Berthier) et Mathieu Traversy (Terrebonne), exhortent le commissaire au lobbyisme à élargir le processus de consultation portant sur l’assujettissement des organismes à but non lucratif (OBNL) à la loi sur le lobbyisme.

Pour l’heure, seuls 22 groupes liés à des OBNL ont été convoqués, alors que plus de 60 000 OBNL serontdirectement concernés par le projet de loi 56. Plusieurs organismes communautaires disposant de peu de ressources financières et humaines et qui desservent des clientèles fragiles à travers le Québec ont manifesté le désir d’être entendus à l’occasion de ces consultations privées.

« Tous les groupes qui le souhaitent devraient pouvoir s’exprimer », ont déclaré les députés du Parti Québécois dans Lanaudière, qui s’insurgent également que les consultations soient tenues à huis clos. « Un des principes fondamentaux de la loi sur le lobbyisme, c’est la transparence. Et que fait le
Commissaire? Il tient des auditions qui ne seront pas publiques ! C’est un non-sens », ont-ils dénoncé.

De surcroît, en dépit du fait que les organismes communautaires et les OBNL visés ont pignon sur rue dans l’ensemble du territoire québécois, les consultations se tiendront à Montréal et à Québec exclusivement : « Les auditions du Commissaire doivent se tenir en région, pas seulement à Québec et à Montréal ».

La démarche actuelle découle d’une requête formulée par l’ex-ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Jean-Marc Fournier, qui souhaitait que le Commissaire au lobbyisme sepenche sur l’utilité et la pertinence d’assujettir les OBNL à la loi sur le lobbyisme, tel qu’inscrit dans le projet de loi 56. Le ministre Fournier a mandaté le Commissaire afin qu’il produise un rapport présentant différentes pistes de solution et brossant un portrait complet de la situation.

« Comment avoir un panorama d’ensemble si seule une infime fraction des organismes concernés est consultée? Dans ces conditions, tout le processus pourra être mis en doute », ont conclu les député(e)s.

Le Journal de Joliette

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Des îles à protéger

Le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, est encouragé par les engagements pris par la Ville de Laval et par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) pour protéger les trois grandes îles de la rivière des Mille Îles.

«Dès ma première élection comme député, j’ai toujours appuyé les démarches citoyennes pour que les îles aux Vaches, Saint-Pierre et Saint-Joseph, situées directement en face de Terrebonne, soient protégées. En 2012, nous avions obtenu leur mise en réserve par un décret du gouvernement et, avec les récentes décisions de Laval et de la CMM, on sent que la sauvegarde de ces îles pourra bientôt devenir réalité.»

Or, un premier geste concret vient d’être posé. Par le biais de résolutions adoptées récemment, la Ville de Laval et la CMM se sont engagées à participer financièrement à l’acquisition des trois grandes îles dans un partenariat à trois avec le gouvernement du Québec. Le député se réjouit, par ailleurs, de la perspective qu’une partie des sommes du Programme d’aide financière pour les projets contribuant à la mise en place de la Trame verte et bleue servent à la réalisation de ce projet. «L’acquisition éventuelle de ces îles pour qu’elles soient protégées et que leur riche patrimoine naturel soit mis en valeur cadre parfaitement avec l’objectif de ce programme, mis en place en 2013 par le gouvernement du Parti Québécois. Je demande maintenant à l’actuel gouvernement de confirmer, et le plus rapidement possible, la réalisation de ce projet pour que les doutes sur l’avenir des îles aux Vaches, Saint-Pierre et Saint-Joseph soient définitivement dissipés.» 

La Revue

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Six citoyens décorés

Le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, a remis la médaille de l’Assemblée nationale à six personnalités exceptionnelles de la circonscription de Terrebonne s’étant illustrées dans les milieux culturel, éducatif, entrepreneurial, communautaire, politique et sportif.

Les lauréats de cette année sont Denis Andlauer, ex-président et chef de la direction de Keolis Canada (Entrepreneuriat), Manon Fleury, conseillère à la vie étudiante au Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne (Éducation), Marc-Antoine Gagnon, membre de l’équipe olympique canadienne de ski acrobatique (Sport), Pauline Gascon, directrice retraitée de l’organisme M.O.M.S. (Communautaire), Jean-Luc Labrecque, ex-conseiller municipal à la Ville de Terrebonne (Politique), et Simon Pigeon, acteur et comédien (Culture).

«C’est un privilège pour moi de remettre ces médailles de l’Assemblée nationale du Québec à des gens de cœur et d’action, qui méritent la reconnaissance de leurs pairs, des députés de l’Assemblée nationale et de la population québécoise. J’ai choisi les lauréats selon leurs implications, leurs convictions et surtout, parce que ce sont des gens qui ont su se démarquer par leur détermination et leur engagement. À leur manière, ils ont changé les choses, ont fait évoluer notre collectivité», a déclaré M. Traversy lors de la cérémonie de remise de médailles qui a eu lieu le 27 novembre au Club de Golf Le Mirage. 

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