On espère un message fort vers Ottawa

Alors que la date butoir de la pétition initiée par la Mascouchoise Christiane Crevier et parrainée par le député du Bloc Québécois dans Montcalm, Luc Thériault, approche, le cofondateur et directeur principal d’Équiterre, Steven Guilbeault, s’associe au mouvement pétitionnaire contre le projet d’oléoduc Énergie Est.

«Je suis très heureux de voir M. Guilbeault adhérer à ce mouvement. L’Union des producteurs agricoles s’est déjà prononcée et les villes de la Communauté métropolitaine de Montréal se sont jointes à l’opposition au projet. Nous devons envoyer un message clair au gouvernement fédéral. J’invite donc les citoyennes et les citoyens à signer la pétition qui sera en ligne jusqu’au 1er juin au http://petitioncontreenergieest.quebec», a déclaré M. Thériault.

Un BAPE complet

Le chef de l’opposition officielle, Sylvain Gaudreault, ainsi que le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, exigent du gouvernement la tenue d’un vrai BAPE par l’évaluation des émissions globales de GES et des retombées économiques du projet Énergie Est.

De plus, ils exigent du ministre de l’Environnement, David Heurtel, les détails de l’entente intervenue entre son ministère, l’Office national de l’énergie et TransCanada le 22 avril.

«Les Québécois ont le droit de savoir si le gouvernement Couillard choisit les intérêts particuliers de TransCanada au détriment de l’intérêt public», a souligné M. Gaudreault.

Double discours

«TransCanada aura besoin de l’approbation du Québec. Bien que David Heurtel suggère que son gouvernement a le dernier mot, il a refusé d’appuyer la motion que nous avons présentée il y a deux semaines qui veut affirmer ce principe. C’est un double discours», a accusé M. Traversy.

De son côté, le président du PQ dans Masson, Vincent Lanctôt, reproche au député de Masson, Mathieu Lemay, d’être incohérent et déplore aussi son double discours.

Il accuse notamment le député Lemay d’avoir voté deux fois contre des motions du PQ, motions permettant au BAPE de bien faire son travail.

«Le député caquiste a eu plusieurs fois l’occasion de dénoncer l’oléoduc, mais il ne l’a jamais fait. C’est d’autant plus troublant quand l’on sait que cet oléoduc passera par la circonscription de Masson», souligne Vincent Lanctôt

«C’est complètement faux. Je n’ai jamais voté contre ces motions, puisque les libéraux ont refusé qu’elles soient débattues. Il n’y a même pas eu de vote. Je tiens à rappeler à M. Lanctôt que la CAQ avait donné son consentement pour que le PQ présente les motions. Je ne sais pas où il a obtenu ses informations, mais il raconte des faussetés. De plus, nous avons toujours dit que dans son état actuel, nous nous opposerons au projet Énergie Est. Probablement qu’il ne sait pas que j’ai déjà demandé la démission du ministre Heurtel», a réagi le député de Masson.

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Mathieu Traversy se range derrière Véronique Hivon

Après Claude Cousineau, Carole Poirier, André Villeneuve et Sylvain Pagé, Véronique Hivon reçoit l’appui d’un cinquième député au sein du caucus, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy.

«J’ai choisi d’appuyer Véronique Hivon pour son leadership rassembleur, sa volonté de ramener les jeunes au parti, la campagne d’idées qu’elle entend mener et les thèmes qu’elle abordera. Elle veut réinventer le Parti Québécois, changer les façons de faire, et j’ai l’intime conviction que comme formation politique, c’est la trajectoire que nous devons emprunter. Je suis très fier de me tenir à ses côtés aujourd’hui et d’emboîter le pas à ce vaste mouvement qui s’est mis en marche au cours de la dernière semaine et qui, chaque jour, prend de l’ampleur», a déclaré le député de Terrebonne.

Retrouver la confiance des gens

«J’ai décidé de me prononcer très tôt cette fois-ci, puisque je suis convaincu que Véronique Hivon sera en mesure de rebâtir la confiance des gens envers les institutions politiques. En fait, elle est un antidote au cynisme politique. Elle est forte, très équilibrée et a démontré qu’elle peut obtenir des résultats rassembleurs, comme dans le projet de mourir dans la dignité», a-t-il déclaré à La Revue.

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Mathieu Traversy au G200 Youth Forum 2016

Au retour de sa participation au G200 Youth Forum 2016, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, se dit optimiste et dynamisé par les échanges et les constats qui ont émergé de cet événement international tenu à Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne, du 6 au 10 avril.

Cette année, le forum proposait quatre plateformes qui opéraient en simultanée autour de sujets d’actualité internationaux : droits des femmes et famille, éducation et culture, entrepreneuriat et innovation, ainsi que développement local et environnement. L’événement regroupait 500 jeunes leaders, parlementaires et universitaires, représentant les milieux gouvernementaux, des affaires et des organisations internationales.

L’une des plateformes était l’International Young Parliamentarian’s Debate, qui regroupait des parlementaires de 45 ans et moins dans le but d’échanger des idées et des pratiques législatives propres à chaque pays. Le député de Terrebonne, représentant l’Assemblée nationale du Québec, y a exposé la vision et les pratiques environnementales de la province dans le contexte actuel des changements climatiques. «De rassembler des gens provenant des quatre coins de la planète, qui partagent des idéaux politiques différents, et de ressortir avec des propositions consensuelles à la fin, ça m’impressionne», a affirmé le député.

Qu’est-ce qu’il retient de ces propositions? «D’abord, l’importance d’équilibrer l’économie et le développement durable. Ensuite, que le changement passe d’abord par le local, dans les communautés, qui pourraient être soutenues par des programmes gouvernementaux afin de faciliter des actes écoresponsables. Ce sont des prémisses intéressantes pour un développement économique durable et fort.» (VT)

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Onde de choc à Québec et dans Les Moulins

Lundi dernier, Pierre Karl Péladeau a surpris tout le Québec en démissionnant de son poste de chef du Parti Québécois, de chef de l’opposition officielle et de député de Saint-Jérôme. Lors d’une déclaration chargée d’émotions, M. Péladeau a dit agir pour le bien de sa famille et de ses enfants.

Le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, a tenu à exprimer sa déception de voir partir M. Péladeau. «Cette décision me prend par surprise. Je comprends toutefois qu’un choix déchirant s’imposait à lui. Concilier travail et vie familiale n’est pas une mince affaire en politique. En espérant que tout ira bien pour M. Péladeau. Nous aurons la chance de le croiser à nouveau sur le chemin de l’indépendance nationale, j’en suis certain», a-t-il affirmé.

Comme le prévoient les statuts du PQ, les députés devront se rencontrer pour déterminer qui remplacera M. Péladeau à titre de chef intérimaire.

Commentaires et réactions

«Aujourd’hui, j’ai vu un homme déchiré. Pierre Karl Péladeau a montré beaucoup de noblesse et de sincérité en s’adressant à nous tous de cette façon. Au PQ, il a su insuffler, en très peu de temps, beaucoup d’énergie et de confiance au projet souverainiste. Il a osé vouloir rallier les forces indépendantistes, et le travail est bien enclenché grâce à lui», a témoigné Robert Dupuy, président du Parti Québécois de Terrebonne.

«C’est une triste journée. M. Péladeau a montré une très grande authenticité. Nous nous devons de respecter son choix», a mentionné le député du BQ de Montcalm, Luc Thériault. «Aujourd’hui, a-t-il ajouté, il est trop tôt pour parler de l’avenir et de la future course à la direction du PQ. Tout ce que nous pouvons faire est de souhaiter à M. Péladeau de retrouver la sérénité.»

De son côté, le chef de la seconde opposition, François Legault, a tenu à remercier sincèrement M. Péladeau pour son engagement et son dévouement envers les Québécois et les gens de Saint-Jérôme. «Je comprends son choix. La famille doit toujours être notre priorité.»

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La consultation publique se termine

La consultation publique se termine

Le 27 avril se terminait la période de consultation publique mise sur pied par la Corporation de l’aéroport de Mascouche pour son projet d’aérodrome privé.

 

La période de consultation publique relativement au projet d’aérodrome sur les territoires de Terrebonne et de Mascouche prenait fin le 27 avril. La Corporation de l’aéroport de Mascouche a maintenant 30 jours pour déposer son rapport auprès du ministre des Transports, Marc Garneau. Une première rencontre entre les membres du comité des consultations doit avoir lieu ce vendredi.

Au cours de cette consultation, plusieurs personnes et organisations se sont prononcées, et on a appris que la pétition mise en ligne par la Ville de Terrebonne avait récolté 5 833 signatures.

Argumentaire de CEP

Le 22 avril, le Complexe Enviro Progressive (CEP) a rendu public un argumentaire contre le projet. Son vice-président, Yves Normandin, a rappelé que le CEP était le seul lieu d’enfouissement technique sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Les principaux arguments ont trait à la sécurité du CEP qui serait compromise par un aérodrome sur le site projeté. On fait état de nombreux risques d’incident, dont un risque de rupture du système de captage de biogaz, un risque de percuter les câbles électriques et les torchères, et un risque de rencontrer des zones d’oiseaux.

M. Normandin a, de plus, souligné que la législation et les guides publiés par Transports Canada traitent du péril aviaire et des animaux sauvages ainsi que de la réciprocité d’un lieu d’enfouissement et d’un aéroport. En conclusion, le CEP est d’avis que les commentaires et objections soulevés «concordent non seulement avec les dispositions réglementaires provinciales, mais avec les préoccupations formulées par Transports Canada et, tout récemment, avec le projet de règlement de zonage de I’aéroport Pierre-Elliott Trudeau qui resserre encore davantage les distances sécuritaires préconisées pour certaines activités, dont l’élimination de déchets».

Terrebonne dépose un mémoire

Au dernier jour de la consultation, la Ville de Terrebonne a déposé un mémoire qu’elle a fait parvenir au ministre. La Municipalité invoque principalement le manque de transparence et le manque de respect dont a fait preuve la Corporation, l’absence d’étude d’impact, les retombées économiques limitées, les risques pour la sécurité et les inconvénients qu’ont déjà vécus les citoyens des secteurs limitrophes.

«C’est une journée importante pour nous, car c’est l’occasion de faire valoir les arguments que nous avançons pour dénoncer le projet d’aérodrome. Nous ne sommes pas dans une attitude de fermeture, mais notre devoir est de soutenir le développement de notre ville de manière viable et cohérente», a déclaré le maire Jean-Marc Robitaille.

Mathieu Traversy contre le projet

Enfin, le 28 avril, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, s’est prononcé par communiqué contre le projet d’aérodrome. Il affirme s’être fait interpeller à maintes reprises par les citoyens.

«J’espère que la Corporation saisit bien l’ampleur du mouvement d’opposition à son projet. Non seulement la Ville de Terrebonne s’est positionnée contre, mais elle a aussi amassé plusieurs milliers de signatures de citoyens qui vont dans le même sens. Ajoutons l’opposition des villes de Mascouche, de Charlemagne, de Repentigny, de la CMM, et j’en passe. On est loin de l’acceptabilité sociale», déplore Mathieu Traversy.

Le député a, également, invoqué les manquements aux différentes lois québécoises en environnement et en agriculture, tout en insistant sur l’opportunisme des arguments de la priorité des lois fédérales au détriment des lois québécoises.

Aucun commentaire n’a été émis par la Corporation.

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Le BAPE conserverait les documents

Le BAPE conserverait les documents

Le BAPE a annoncé son intention de colliger et de traiter l’information recueillie pendant la première partie de l’audience publique, dans l’éventualité où le ministre Heurtel demanderait la reprise des travaux, ce qu’il compterait faire à l’automne 2016.

Bien que le ministre de l’Environnement, David Heurtel, eut annoncé, le 22 avril, la suspension des travaux de la commission d’enquête chargée d’examiner le projet de l’oléoduc Énergie Est, toute l’information reçue sera conservée.

Contrairement à certaines rumeurs, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a annoncé son intention de colliger et de traiter l’information recueillie pendant la première partie de l’audience publique, dans l’éventualité où le ministre Heurtel demanderait la reprise des travaux, ce qu’il compterait faire à l’automne 2016. Dans cette éventualité, il reviendrait à la nouvelle commission de décider des suites à donner à cette information déjà traitée.

Quant aux mémoires déposés, ils seront conservés par le BAPE tant que sera maintenue la suspension ordonnée par le ministre. Ces mémoires, rappelle-t-on, demeurent confidentiels jusqu’au moment de leur présentation en audience publique.

Par contre, les auteurs de ces mémoires sont libres de les rendre publics de la manière et au moment qui leur conviennent. Il leur sera possible de les déposer à nouveau, tels quels ou mis à jour.

Rien de surprenant

Le 27 avril, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, a déposé une motion à l’Assemblée nationale demandant qu’on affirme que l’approbation définitive du projet Énergie Est soit de la responsabilité du gouvernement du Québec, motion qui a été rejetée.

«Est-ce si étonnant qu’un gouvernement libéral ne reconnaisse pas aux Québécois leur liberté de décider? Le refus de cette dernière motion n’est qu’une autre preuve que le gouvernement abdique ses pouvoirs et les délègue au fédéral», a réagi M. Traversy. Par ailleurs, ce dernier attend toujours une réponse à sa demande d’obtention des communications entre le ministère de l’Environnement et TransCanada.

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« Le golf doit rester un golf » - Mathieu Traversy

Le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, s’est dit déçu de l’annonce de la fermeture du Golf Le Boisé par son propriétaire.

Il rappelle qu’on parle ici d’une infrastructure sportive de qualité en plein cœur d’un quartier paisible où les citoyens qui y habitent ont choisi de s’y loger pour la quiétude du secteur, ayant souvent des frais plus élevés à acquitter.

«J’aimerais tout d’abord saluer la décision du maire de Terrebonne et de son administration, qui ont réitéré leur position de 2013, soit de conserver le zonage de ce terrain dans sa vocation actuelle, sans prévoir non plus un changement de zonage possible. De plus, j’aimerais souligner la rapidité d’action des citoyens de ce quartier qui se sont mobilisés afin de trouver des solutions pour continuer à exploiter ce golf», a affirmé le député.

Mathieu Traversy mentionne que le golf était apprécié non seulement des citoyens du quartier, mais aussi des citoyens de Terrebonne et des environs. «J’ai personnellement organisé plusieurs activités politiques à cet endroit, où le personnel était toujours très courtois et travaillait de façon professionnelle. De plus, j’ai aussi grandi à proximité du golf et je sais à quel point le paysage et la quiétude sont appréciés du voisinage.»

Il espère, en terminant, qu’une solution pour l’avenir de ce site adviendra rapidement afin de préserver la qualité du terrain. «Je crois que la Ville de Terrebonne et les citoyens mobilisés dans ce dossier ont montré qu’ils veulent sauver la vocation de ce golf. J’espère que le propriétaire saura être à leur écoute. Je reste à l’entière disposition des parties afin de les aider à trouver un terrain d’entente.» (VT)

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L’improvisation du gouvernement dénoncée

Depuis une semaine, on a assisté à plusieurs rebondissements au sujet de l’oléoduc Énergie Est de TransCanada. Après la décision du ministre des Finances, Carlos Leitão, de commander une étude sur les retombées économiques du projet, voilà que TransCanada accepte de se soumettre à la Loi sur la qualité de l’environnement du Québec et à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts qui y sont prévus.

Aussitôt, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a annoncé la suspension des travaux de la commission d’enquête chargée d’examiner Énergie Est. Toutes les séances prévues dans le cadre de la deuxième phase des travaux, qui devaient débuter le lundi 25 avril, sont donc annulées. Les deux principaux groupes d’opposition de l’Assemblée nationale voient d’un bon œil cette décision, mais demeurent prudents.

«Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, devra s’assurer que tous les documents, projets, études d’impacts, les plans d’urgences et autres, soient déposés conformément à la loi. Nous ne devons pas être à la remorque de TransCanada. J’aurais également souhaité que l’entreprise s’engage formellement à se soumettre à tous les avis et recommandations qui résulteront de l’étude de ces documents», a fait savoir le député de Terrebonne et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement, Mathieu Traversy.

«Quant aux retombées économiques, indique-t-il, nous croyons que seul un nouveau BAPE peut être en mesure d’en faire l’étude, ce que nous souhaitons et demandons au ministre.»

«Ça retarde le processus»

«Le gouvernement fait preuve d’improvisation, notamment le ministre des Finances. Tout ça aurait pu être décidé avant», a soutenu Mathieu Lemay, député de Masson et porte-parole pour la CAQ en matière d’environnement.

«Quant à nous [à la CAQ], nous sommes d’opinion que toute cette improvisation empêche les citoyens d’avoir des réponses. Ça retarde tout le processus.»

Selon ses dires, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, s’apprêtait, au moment de mettre sous presse, à déposer une motion voulant que l’Assemblée nationale «affirme que l’approbation définitive du projet Énergie Est n’incombe qu’au Québec». Une motion qui serait appuyée par M. Lemay.

Un suivi quant à cette motion sera effectué dans nos pages la semaine prochaine.

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Mathieu Traversy à la défense du boisé des Hirondelles

Mathieu Traversy, porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, demande au ministre de l’Environnement, David Heurtel, de protéger le patrimoine naturel du boisé des Hirondelles de Saint-Bruno-de-Montarville, non pas de protéger le patrimoine immobilier d’un promoteur privé.

Le député de Terrebonne, qui s’est déplacé hier sur les lieux en présence de Martin Murray, maire de Saint-Bruno-de-Montarville, et Marilou Alarie, conseillère municipale qui défend depuis le début la sauvegarde de ce boisé, rappelle au ministre sa propre décision de juillet 2015 concernant le développement immobilier projeté dans ce secteur. David Heurtel endossait alors entièrement l’opinion scientifique détaillée de ses fonctionnaires, concluant que « l’intervention projetée par le promoteur immobilier risque de sévèrement dégrader un milieu naturel qui se distingue par le fait que ses caractéristiques favorisent la survie du ginseng à cinq folioles, une caractéristique biophysique rare et d’intérêt exceptionnel ».

« Le ministre doit être cohérent avec sa décision de 2015 et déclarer que le développement immobilier projeté serait incompatible avec la protection de cette espèce floristique. Son rôle est de baser sa décision sur la meilleure information scientifique disponible », a affirmé Mathieu Traversy.

Le député souligne par ailleurs que le Québec s’est doté de lois qui protègent notre patrimoine naturel. « David Heurtel doit faire appliquer les lois qui visent à préserver les milieux naturels. Donner le feu vert à ce projet signifierait qu’il ne se soucie guère de la protection de notre biodiversité », a-t-il poursuivi.

Mathieu Traversy ajoute que le développement immobilier dans le boisé des Hirondelles serait incompatible avec la volonté affichée des citoyens, des organismes environnementaux et des élus de la grande région de Montréal de mettre en place une ceinture verte et bleue pour connecter les milieux naturels entre eux. « David Heurtel ne doit pas fragmenter les milieux naturels. Donner l’autorisation à ce développement immobilier compromettrait encore un peu plus le développement d’une ceinture verte et bleue », a-t-il conclu.

Les Versants

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Quand le lys passe au vert

Force est d’admettre que le gouvernement libéral menant la barque québécoise nous dirige inévitablement vers une chute vertigineuse en ce qui a trait à la protection de notre environnement. Depuis que le ministre Heurtel tient le gouvernail de l’environnement, les projets verts tombent à l’eau et les exemples pleuvent avec notamment la gestion désastreuse du déversement d’eaux usées à Montréal l’automne dernier et l’immobilisme ancré dans le projet de dérivation des Grands Lacs de la ville de Waukesha où l’amiral Heurtel ne s’est pas positionné, menaçant ainsi ces cours d’eau, des vecteurs maritimes économiques du Québec.

La dérive ne s’arrête malheureusement pas là, on dénote une sérieuse absence de leadership dans la protection de nos milieux humides ainsi qu’un laxisme évident dans le dépôt d’une nouvelle stratégie québécoise de l’eau 2016-2030 pour remplacer la Politique nationale de l’eau.

Si ces constats éclaboussent le parti libéral, les chiffres noient le gouvernement dans sa propre tempête : moins de 0,2% du budget de l’État est accordé au ministère de l’Environnement et, en 10 ans, le budget du ministère a été réduit de plus de 5%. Il m’apparait donc imparfait de parler de creux de vague : le Parti libéral s’embourbe avec leur mauvaise gestion du Fond vert, leurs coupures, notamment dans le soutien à la mission des organismes de bassins versants et dans les inspections environnementales du Centre de contrôle environnemental du Québec, tout en présentant des cibles en matière de réduction de gaz à effet de serre, sans pourtant y mettre les moyens nécessaires pour les atteindre. Le Québec doit changer de cap.

En tant que porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable, d’environnement et de lutte aux changements climatiques, il est de mon devoir de souligner ce manque à gagner et cette tribune me permet de remettre à la surface les idées durables pour un Québec vert et bleu. Avec le Parti Québécois à la barre du Québec, nous serons sur les rails de l’électrification des transports, des énergies renouvelables et des transports collectifs et alternatifs tout en étant souverains de ce qui coule dans nos rivières. Le Québec se distingue des autres provinces, notamment par sa position face au pétrole et il est temps d’agir en conséquence.

L’indépendance, c’est reprendre le contrôle de son territoire et d’ouvrir toutes les portes du développement que le Québec souhaite pour son économie et ses emplois. L’indépendance, c’est la liberté d’affirmer sans détour nos compétences environnementales sur nos infrastructures et notre territoire. Faire un pays, c’est d’être une voix engagée et active en faveur de la lutte aux changements climatiques et de la protection de l’environnement à travers le monde.

Le PLQ ne protège pas bien notre richesse bleue, mettez le cap sur le PQ.

Blogue du Parti Québécois

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