«C’est à nous de décider» - Sylvain Gaudreault

«C’est à nous de décider» - Sylvain Gaudreault

Le chef intérimaire du PQ, Sylvain Gaudreault, était de passage à Mascouche pour dénoncer, notamment, les députés de la CAQ de Lanaudière et des Basses-Laurentides. (Photo : Gilles Fontaine)

Le 3 octobre, Sylvain Gaudreault, chef intérimaire du Parti Québécois et porte-parole en matière de développement durable, était de passage à Mascouche pour dénoncer les positions de la CAQ et du Parti libéral du Québec dans le dossier du projet d’oléoduc Énergie-Est.

«En refusant d’appuyer notre motion, le PLQ et la CAQ fournissent la preuve que leurs députés ne sont pas en phase avec la population. On aimerait entendre Mathieu Lemay, député de Masson, nous dire pourquoi il n’écoute pas la population de sa circonscription. On aimerait aussi entendre François Legault nous dire comment il peut se dire nationaliste en agissant en fédéraliste», a déclaré M. Gaudreault.

Pourquoi attendre?

«Nous savons que ce projet passerait sur des terres agricoles. Nous savons que le pipeline traverserait de nombreuses rivières et cours d’eau. On sait également qu’il n’y aura aucun bénéfice pour nous. Or, pourquoi la CAQ veut-elle attendre ou ajouter des modifications à une motion déjà très claire?», s’interroge-t-il.

«Lorsque Mathieu Lemay et la CAQ disent que c’est trop tôt, poursuit Sylvain Gaudreault, il faut comprendre que ce n’est qu’un prétexte. Nous avons suffisamment d’informations pour nous positionner clairement.»

La souveraineté du Québec

Pour Sylvain Gaudreault, le projet de TransCanada est une autre preuve que le Québec doit avoir tous les pouvoirs pour décider ce qui passe sur le territoire ou non.

«Le BAPE peut être contre, toute la population peut être contre. Même l’Assemblée nationale peut être contre et le gouvernement fédéral pourrait tout de même aller de l’avant avec ce projet», a-t-il conclu.

Soirée partisane

M. Gaudreault a ensuite participé à une soirée partisane au restaurant Au Poulet Nouveau de Mascouche. Plus tôt dans la journée, il a également rencontré le maire de la municipalité.

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Le PQ veut des positions claires

Le PQ veut des positions claires

Le 21 septembre, le Parti Québécois a présenté une motion de rejet du projet d’oléoduc Énergie Est. Cette motion n’a reçu l’aval ni du PLQ ni de la CAQ. Mathieu Traversy a interpellé directement son collègue Mathieu Lemay, député de Masson, pour qu’il s’explique.

«En refusant d’appuyer (cette) motion, le PLQ et la CAQ fournissent une preuve additionnelle que leurs élus ne sont pas en phase avec la population qu’ils représentent», déclare le porte-parole en matière d’environnement du PQ dans un communiqué.

Traversy interpelle Lemay et la CAQ

Rejoint plus tard, le député Traversy a ajouté que la première condition à analyser est l’acceptation sociale. «Si le député de Masson écoutait vraiment la population, il aurait voté en faveur de la motion parce que l’acceptation sociale n’est pas là.» Mathieu Traversy a, de plus, rappelé l’opposition de plusieurs organismes et groupes de Lanaudière et, particulièrement, de la MRC Les Moulins.

«Or, je ne peux parler pour mon collègue (Mathieu Lemay), mais sa position semble nous montrer et nous faire présumer qu’il est en faveur d’un projet qui divise le territoire. Il est coincé entre les intérêts des citoyens de Masson et son parti. Il est temps d’avoir une réponse claire, c’est oui ou c’est non. Nous avons tout en main : les impacts environnementaux, les retombées économiques et l’opinion de la population.»

Trop de questions en suspens

«Nous nous sommes battus pour obtenir un BAPE complet qui s’apprête à reprendre son processus au cours des prochains jours. Il reste beaucoup de questions en suspens et TransCanada doit répondre à ces questions», allègue Mathieu Lemay.

Il a de plus ajouté que la CAQ a proposé un amendement à la motion que le PQ a refusé. Cette modification proposait d’ajouter quatre conditions reliées aux retombées économiques, aux normes environnementales à appliquer, à la protection des terres agricoles et l’acceptabilité sociale des communautés traversées.

«Je vois bien le jeu de Mathieu Traversy. Il veut faire croire que je ne m’occupe pas de mes concitoyens, mais c’est faux. Il y a des étapes à suivre et nous ne voulons pas les sauter. TransCanada a encore des preuves à faire. Ce n’est pas dit que nous ne rejetterons pas le projet à la fin du processus», se défend le député de Masson.

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Mathieu Traversy souligne l’implication communautaire

Mathieu Traversy souligne l’implication communautaire

Mathieu Traversy a remis un prix Coup de cœur au Comité des Loisirs Georges VI, afin de souligner les 35 années de vie active auprès de la communauté terrebonnienne. Le député est accompagné de Sylvain Ciaburri, bénévole, Lucy Scott, présidente, et Lynda Duval, directrice des activités régulières. (Photo : Karine Audet)

Encore une fois cette année, le député de Terrebonne Mathieu Traversy a offert son traditionnel Prix Coup de Cœur Communautaire à deux organismes de la région. Des gens engagés dans la communauté ont été récompensés, sur la terrasse du bistro L’Aparté dans le Vieux-Terrebonne.

Au cours de la soirée, deux organismes se sont vu décerner le Prix Coup de Cœur Communautaire remis par le député Mathieu Traversy. «Vous êtes des inspirations et des modèles pour les jeunes générations qui s’en viennent», a-t-il déclaré. À commencer par le Comité des Loisirs Georges VI, pour souligner leur 35e Fête champêtre. «Les citoyens de Terrebonne-Ouest ont pu bénéficier, pendant des décennies, d’activités familiales hors du commun pour faciliter les échanges entre les différentes personnes du quartier», a souligné M. Traversy.

Les activités planifiées par l’organisme visent entre autres les familles et les encouragent à faire du sport. «Notre mission est d’organiser des activités à petits prix pour rejoindre le plus de population possible, autant les enfants que les adultes», explique Lucy Scott, présidente du Comité des Loisirs Georges VI.

Le second organisme à s’être mérité le prix est le Comité Action-Réaction, pour leur nouvelle initiative communautaire. Cette association regroupe des locataires des immeubles de l’Office municipal d’habitation de Terrebonne (OMHT). «C’est un organisme qui valorise beaucoup les actions environnementales, qui favorise les échanges entre les différentes familles d’un milieu qui n’est pas toujours très favorisé», affirme le député de Terrebonne.

Les membres de l’organisme ont reçu leur prix avec étonnement et reconnaissance. «Notre mandat est d’offrir le maximum d’activités et de loisirs, tout en offrant un confort dans les HLM (habitation à loyer modique) pour tous nos locataires», explique Steve Mucienko. «On a entre autres créé une patinoire, un parc et un jardin communautaire depuis notre création en 2014», a confirmé Véronique Tremblay, membre du Comité Action-Réaction.

«Cette année, notre concept était d’encourager d’un côté un organisme qui est en train d’émerger, et d’un autre côté, un organisme qui est rendu à maturité et qui, après 35 ans, pense peut-être mettre la clé dans la porte. C’est pour montrer le cycle qu’on vit à Terrebonne : certains arrivent, certains s’en vont. Ça fait partie de la vie associative», a confié Mathieu Traversy au journal La Revue.

La Revue

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Mathieu Traversy appuie Jean-François Lisée

COURSE À LA DIRECTION DU PARTI QUÉBÉCOIS

Après l’annonce du retrait de Véronique Hivon dans la course à la direction du Parti Québécois, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, a pris un moment de réflexion afin de laisser tomber la poussière et, surtout, d’analyser les idées des autres candidats. Il a finalement décidé de donner son appui à Jean-François Lisée, le 7 septembre.

En entrevue avec le journal La Revue, le député de Terrebonne a d’abord admis avoir été surpris du retrait de celle qu’il avait décidé d’appuyer, le 26 août. «Le départ de Véronique Hivon m’a surpris. Mais en politique, le plus important, c’est la santé. Je ne savais pas ce qu’était une labyrinthite avant les événements des derniers jours, mais ceux qui s’y connaissent savent que si ce n’est pas bien soigné, ça peut occasionner des séquelles permanentes. Évidemment, nous espérons son retour le plus vite possible, en pleine santé, puisqu’elle a un rôle important à jouer avec nous.»

Un exercice rigoureux

À la suite de cette annonce, lui et les quatre autres députés qui avaient aussi donné leur appui à la députée de Joliette se sont engagés à prendre un moment de réflexion avant de se tourner vers un autre candidat à la chefferie du parti. «Lundi [le 5 août], nous avons rencontré les candidats un à un pendant 50 minutes. Nous leur avons posé des questions serrées sur une panoplie de thèmes, mais aussi des questions plus personnelles. Après cet exercice rigoureux, nous nous sommes tous rencontrés le mercredi suivant pour partager nos réflexions, et trois d’entre nous ont décidé d’appuyer Jean-François Lisée. Les deux autres ont préféré prendre plus de temps pour réfléchir.»

En plus de Mathieu Traversy, André Villeneuve et Carole Poirier ont pris le camp de Jean-François Lisée. Le député Alain Therrien, qui jusque-là n’avait pas encore fait connaître sa position, a lui aussi pris cette décision.

«L’expérience ne s’achète pas»

«Je pense que Jean-François Lisée est le mieux placé pour brasser un peu la cage au Parti Québécois, poursuit le député de Terrebonne. Il mène une campagne positive, il est réaliste, pragmatique, et on sent beaucoup de sagesse dans les idées qu’il avance. En plus, c’est un redoutable orateur. L’expérience, ça ne s’achète pas.»

Il apprécie également la démarche claire que M. Lisée propose au chapitre de l’indépendance. «Nous pouvons avoir des chemins différents pour nous rendre à l’indépendance nationale, mais la clarté de la démarche est un élément important, selon moi.» Un élément essentiel, aussi, pour remettre le parti sur le droit chemin. «Il faut avoir des idées claires, savoir quels objectifs nous nous fixons et comment nous allons les atteindre. Il ne faut plus laisser traîner d’ambiguïtés quant à certaines de nos positions, et il faut être capable de les véhiculer de façon à ce qu’elles puissent être bien comprises de la part de la population. Et je pense que M. Lisée est capable de rendre nos idées plus accessibles. J’aime son leadership et le plaisir qu’il a. C’est contagieux.»

M. Traversy invite par ailleurs les citoyens de la région à assister au premier débat qui aura lieu ce dimanche 11 septembre à 15 h. L’événement sera diffusé sur Internet et sera présenté au Boston Pizza de Mascouche. «Tous sont les bienvenus pour entendre les idées des candidats, peu importe leur allégeance. Après tout, au lendemain du 7 octobre, il faudra travailler tous ensemble pour débarquer les libéraux!»

La Revue

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André Villeneuve et Mathieu Traversy appuient Jean-François Lisée

CHEFFERIE. À la suite du retrait de Véronique Hivon de la course à la direction du Parti québécois, André Villeneuve et Mathieu Traversy, députés de Berthier et de Terrebonne, qui appuyaient la candidate, se joignent à l’équipe de Jean-François Lisée, candidat à la direction du parti et député de Rosemont.

« Je suis très heureux d’accueillir les députés Villeneuve et Traversy dans mon équipe. Ces élus apportent avec eux les valeurs de rassemblement et de renouvellement politique qui ont été portées haut et fort par Véronique. J’espère être à la hauteur de la confiance qu’ils me témoignent et je tenterai de relayer le message de Véronique et l’esprit de sa campagne auprès des militants et des Québécoises et Québécois », déclare Jean-François Lisée.

En plus de souligner la grande rigueur de M. Lisée, les députés lanaudois se disent très enthousiastes à la perspective d’accueillir le candidat dans leur circonscription et de présenter les grandes valeurs qui l’animent.

Notons enfin que Carole Poirier et Alain Therrien ont également appuyé la candidature de Jean-François Lisée le 7 septembre.

L'action.com

 

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Quatre députés appuient Lisée dans la course à la direction du PQ

Trois des cinq députés qui appuyaient Véronique Hivon avant son désistement de la course à la direction du Parti québécois (PQ) et un quatrième, non aligné, Alain Therrien (Sanguinet), se rangent derrière Jean-François Lisée. Jusqu'ici, seul Alexandre Cloutier bénéficiait d'appuis dans le caucus du parti, avec 12 députés.

M. Lisée a présenté ses quatre nouveaux alliés lors d'une conférence de presse dans sa circonscription de Rosemont, à Montréal, mercredi. Les trois députés du clan Hivon qui ont choisi d'appuyer M. Lisée sont Mathieu Traversy (Terrebonne), André Villeneuve (Berthier) et Carole Poirier (Hochelaga-Maisonneuve).

Orphelins de leur candidate depuis le retrait Mme Hivon, ils avaient choisi de se donner quelques jours de réflexion avant de décider qui ils appuieraient dans la course à la chefferie. Jean-François Lisée a d'ailleurs tenu à souligner la période de réflexion entreprise par ses nouveaux alliés, la qualifiant d'essentielle.

Lisée encensé

Carole Poirier a d'abord vanté l'efficacité de M. Lisée. Se présentant comme sa « grande amie », la députée d'Hochelaga-Maisonneuve a tout de même salué Véronique Hivon, « à qui elle avait donné sa confiance », avant d'encenser le député de Rosemont.

« Aujourd'hui, avec les faits, je me dois de porter cet appui à Jean-François [...] c'est l'homme qui nous rassemble à Montréal au niveau des députés, a-t-elle déclaré. « Lors de la dernière campagne électorale, il a été un leader important, il a été un ministre de la métropole important. C'est quelqu'un qui a des idées, on le sait, mais qui est capable aussi de les réaliser et de les mettre sur papier. »

Mathieu Traversy, un des plus jeunes députés de l'Assemblée nationale, a succédé à Carole Poirier au micro. Présentant Jean-François Lisée comme un « dur politicien » et un « homme d'expérience », le député de Terrebonne a profité de sa tribune pour faire une revendication.

« Je vais vous dire un secret [...] je veux que le Parti québécois change, je veux que le Parti québécois se transforme au fil des prochaines semaines et des prochains mois. À la lueur de cette course à la chefferie, le candidat le mieux placé pour transformer ce parti et le renouveler, c'est Jean-François Lisée », a-t-il soutenu.

André Villeneuve, député de Berthier, a fait écho aux propos de Mathieu Traversy pour justifier son choix d'appuyer Jean-François Lisée. « Il a une maturité politique exceptionnelle [...] après mûre réflexion, j'ai décidé d'appuyer Jean-François et je peux vous dire une chose, j'en suis très, très heureux », a-t-il affirmé.

Le député de Berthier s'est dit persuadé que Jean-François Lisée a ce qu'il faut pour devenir le « premier président du Québec », tout en livrant un bref plaidoyer en faveur de l'indépendance de la province. « La meilleure chose qui peut arriver au Québec, ce n'est pas Jean-François, enfin oui peut-être, mais c'est surtout l'indépendance et en ce sens-là, je suis convaincu que le choix que j'ai fait aujourd'hui est le meilleur ».

Jean-François Lisée a ensuite présenté son dernier allié « surprise », soit Alain Therrien, député de Sanguinet. Ce dernier, qui était demeuré neutre jusqu'à présent « pour prendre du recul », a expliqué qu'il sentait, sur le terrain, que ses électeurs désiraient qu'il appuie Jean-François Lisée. M. Therrien a ajouté qu'il avait été « impressionné » par la campagne du député de Rosemont, la qualifiant de « zen » et « sans arrogance ».

Moi j’aime le plan de match; on met les libéraux à la porte, on redonne confiance aux Québécois, on travaille pour restaurer le Québec et on fait du Québec un pays. J’adhère à ça, moi, Jean-François.

Alain Therrien, député de Sanguinet.

Alliance et burkini

En entrevue à 24/60, Jean-François Lisée a affirmé qu'il pourrait proposer à Québec solidaire une « entente quelconque » dans le but d'avoir un gouvernement progressiste. Il a toutefois précisé que si le PQ est élu minoritaire, il restera minoritaire, « parce que ce sera la volonté des électeurs. » « J'ai toujours été l'homme des coalitions, mais ça dépend pourquoi, avec qui, et à quel moment », a-t-il déclaré.

Le candidat à la chefferie a clarifié sa position sur le burkini. Bien qu'il assure qu'il n'y aura jamais de police des plages au Québec, il a proposé une discussion sur la protection des enfants vis-à-vis la radicalisation. Il a aussi insisté sur l'histoire du burkini. « C'est parce qu'il y a des hommes misogynes rétrogrades en Arabie Saoudite, en Iran et au Qatar, qui ont versé des millions de dollars à des imams pour dire à des femmes partout dans le monde que Dieu les oblige à se cacher », a-t-il dit.

Il a mentionné à plusieurs reprises le droit des enfants au savoir. « Personne, pas un imam, pas un prêtre, pas un Raël ne va empêcher des enfants québécois d'avoir accès à la musique, aux arts, à la piscine.

L'ombre de Véronique Hivon plane toujours

Les députés disaient vouloir se faire courtiser par les candidats avant de faire leur choix. Ils disaient souhaiter appuyer un candidat qui s'engagerait à défendre les idées de leur ancienne protégée. Martine Ouellet, qui ne dispose d'aucun appui au sein de la députation péquiste, a déjà annoncé son intention de reprendre plusieurs éléments du programme de Véronique Hivon.

Aucun député n'appuie l'autre candidat à la direction du PQ, Paul Saint-Pierre Plamondon.

La députée de Joliette, Véronique Hivon, s'est retirée de la course à la direction du PQ en raison de problèmes de santé. Incommodée par une labyrinthite, elle avait suspendu sa campagne une dizaine de jours auparavant, sur avis de son médecin.

ICI Radio-Canada

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Les audiences de l’ONÉ suspendues

Les audiences de l’ONÉ suspendues

Les audiences de l’ONÉ relativement au projet Énergie Est de TransCanada devaient s’ouvrir à Montréal le 29 août, elles ont été suspendues pour une durée déterminée. (Photo : Archives)

Alors que les audiences à Montréal de l’Office national de l’énergie (ONÉ) relativement au projet Énergie Est de TransCanada ont été perturbées et suspendues, le Parti Québécois et le Bloc Québécois en demandent tout simplement l’annulation. Quant à la CAQ, la confiance ne serait pas entachée.

Ces propos du Parti Québécois et du Bloc Québécois, ainsi que les propos du maire de la Ville de Mascouche (voir autre texte) rejoignent, en partie, la demande du maire de Montréal, Denis Coderre, de suspendre ces audiences de l’ONÉ relativement au projet d’oléoduc Énergie Est.

Aucune crédibilité de l’ONÉ

Pour le Parti Québécois, l’ONÉ n’a plus aucune crédibilité.

«En cachant le fait que Jean Charest a fait du lobbying auprès d’Ottawa pour le compte de TransCanada, les commissaires de l’ONÉ ont fait perdre toute crédibilité à cet organisme fédéral. Qu’attend Philippe Couillard pour les dénoncer? Le Gouvernement du Québec doit lancer son propre processus d’évaluation», a estimé Alain Therrien, député de Sanguinet et porte-parole péquiste en matière d’économie, d’énergie et de ressources naturelles.

Aucune acceptation sociale

«Il ne faut pas oublier que ce projet est loin d’avoir gagné la partie sur le plan de l’acceptation sociale. Nous disons depuis le début qu’il comporte d’énormes risques environnementaux, alors que la population québécoise n’en retirera pratiquement aucun bénéfice», a pour sa part souligné le député de Terrebonne et porte-parole en matière d’environnement, Mathieu Traversy.

«La farce a assez duré»

Le Bloc Québécois, de son côté, questionne la transparence du processus de consultation, ainsi que l’impartialité et le sens éthique des membres de la commission d’examen.

«Le Québec se fait flouer lorsqu’il laisse un organisme fédéral décider à sa place. C’est encore le cas avec l’ONÉ», a déclaré le député de Montcalm, Luc Thériault. Il demande également que cette démarche soit annulée.

La CAQ a toujours confiance

Quant à la CAQ, le chef et député de L’Assomption, François Legault, bien qu’admettant que la rencontre entre Jean Charest et deux commissaires du processus d’examen fut une erreur, ne retire pas sa confiance envers l’ONÉ.

«J’aurais souhaité que les commissions ne siègent plus, mais les explications qu’ils ont données sont, quant à nous, satisfaisantes.»

«Par contre, on est très loin des retombées économiques que j’avais espérées pour le Québec. On ne peut qu’avoir de maigres retombées lors de la phase de construction. Philippe Couillard doit se manifester. Quant au reste, nous devrons adéquatement analyser le tracé et l’impact de ce projet», a mentionné M. Legault en point de presse tenu le 29 août.

Les audiences de l’ONÉ à Montréal sont suspendues pour une durée indéterminée.

La Revue

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PQ: les cinq députés pro-Hivon gardent la porte ouverte

(QUÉBEC) Les cinq députés qui appuyaient Véronique Hivon dans la course à la direction du Parti québécois se laissent désirer à la suite du retrait forcé de leur favorite. Ils se rencontreront bientôt pour discuter de la suite des choses.

Aucun des élus orphelins ne se jettera dans les bras d'un autre candidat au cours de la réunion de deux jours du caucus péquiste qui commence aujourd'hui à Gatineau. C'est ce qu'ont déclaré quatre d'entre eux, en entrevue à La Presse hier.

« Il n'y a rien qui se passe pendant le caucus, il n'y aura pas de surprise. Tu peux dire que tu tiens ça de source sûre », a affirmé le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, après s'être entretenu avec ses collègues.

En mai dernier, Véronique Hivon avait reçu l'appui de quatre autres députés : Claude Cousineau (Bertrand), Sylvain Pagé (Labelle), Carole Poirier (Hochelaga-Maisonneuve) et André Villeneuve (Berthier). Du nombre, seule Carole Poirier n'a pas rappelé La Presse hier.

Véronique Hivon a dû abandonner la course à la direction vendredi pour des raisons de santé. « Ça a été un choc, pour elle et pour nous, a affirmé Sylvain Pagé. On fondait beaucoup d'espoirs sur cette candidature. Alors on va prendre le temps de vivre ce deuil-là. »

TROIS OPTIONS SUR LA TABLE

Les cinq députés pro-Hivon se rencontreront au cours des prochains jours, après la réunion du caucus péquiste. Trois options sont sur la table : rester neutre, se ranger en bloc derrière un autre candidat ou dissoudre le groupe et voler de ses propres ailes.

« Spontanément, j'avais envie de rester neutre, a indiqué Sylvain Pagé. Sauf que ce que j'ai dit à mes quatre autres collègues, c'était qu'on devrait se garder quand même une porte ouverte. »

«Dépendamment de la façon dont les choses vont se passer, peut-être que ça pourrait être stratégiquement intéressant d'appuyer une candidature. C'est pas mal ce que tout le monde semblait vouloir faire.»

Sylvain Pagé, député de Labelle

Le ralliement d'un tel groupe de députés derrière une candidature serait significatif, d'autant qu'on entre maintenant dans la phase cruciale de la campagne, le chef étant élu le 7 octobre.

Mais Claude Cousineau a un penchant pour la neutralité jusqu'à la fin de la course. « On s'est dit qu'on allait souper ensemble début septembre pour voir quelle tangente on va prendre, mais je leur ai déjà indiqué que ma préférence est de rester neutre, a-t-il confié. Je ne suis pas en mode appui pour qui que ce soit en ce moment. » Il a d'ailleurs signifié à son association de circonscription qu'il la laissait « complètement libre » de prendre position pour un autre candidat dans la course. Son bureau de direction avait annoncé son appui à Véronique Hivon au même moment que M. Cousineau le printemps dernier.

Les candidats Alexandre Cloutier, Jean-François Lisée, Martine Ouellet et Paul St-Pierre Plamondon courtisent les nouveaux agents libres dans l'espoir qu'ils se joignent à leur équipe. Ces trois derniers n'ont aucun appui au sein de la députation. Seul Alexandre Cloutier en a, au nombre de 12.

Dans son camp, on fait valoir qu'il y a une filiation évidente entre M. Cloutier et ceux qui appuyaient Mme Hivon, puisque cette dernière l'avait appuyé lors de la précédente course à la direction. Mais chez ses adversaires, on soutient que M. Cloutier et son équipe ont écrasé bien des orteils au cours des dernières semaines, ce qui pourrait jouer en défaveur du meneur de la course. Il y a eu des tensions avec le clan Hivon.

LA PRESSION SUR LISÉE

La pression est forte sur Jean-François Lisée pour qu'il obtienne enfin le soutien de l'un de ses collègues du caucus. Hier, le député de Rosemont annonçait à tout le moins que d'anciens députés qui militaient pour Véronique Hivon passent dans son équipe (Linda Goupil, Cécile Vermette, Lucie Papineau, Suzanne Proulx, Roland Richer et Étienne-Alexis Boucher). De son côté, Martine Ouellet a fait bien des efforts dans les derniers jours pour faire basculer un ou des orphelins dans son camp.

« C'est clair que les candidats ont commencé à se signaler auprès de nous, alors je suis en mode écoute », a dit Mathieu Traversy. Pour la deuxième campagne à la direction consécutive, l'élu de Terrebonne voit son poulain ne pas se rendre jusqu'au fil d'arrivée. Il avait misé sur Bernard Drainville en 2015, mais ce dernier avait abandonné la course pour se rallier à Pierre Karl Péladeau. Il envisage d'attendre au moins la tenue d'un premier débat avant de se mouiller à nouveau. L'aile jeunesse du parti en tient un le 6 septembre, à l'Université de Montréal. Le premier de deux débats officiels organisés par le PQ a lieu le 11 septembre, à Sherbrooke.

Quant à André Villeneuve, il n'a pas l'intention de se ranger derrière un autre candidat bientôt. « Je ne suis pas pressé, j'ai tout mon temps », a-t-il déclaré.

LaPresse.ca

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Traversy salue Hivon

Traversy salue Hivon

Après l’avoir appuyée dans la course à la direction du Parti Québécois, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, a tenu à commenter le retrait de sa consœur. «Véronique Hivon n’est pas une politicienne classique. C’est une femme de cœur, engagée pour le Québec, qui cherche le consensus au-delà de la partisannerie et qui croit que la politique doit se rapprocher des citoyens et de leurs préoccupations très concrètes. Je suis très fier d’avoir appuyé une candidate qui partage l’idée qu’il est possible de changer la façon de faire de la politique et qui a fait de la lutte au cynisme un thème central de sa campagne. En proposant sa vision d’une politique moderne, plus positive et plus humaine, Véronique a mis le doigt sur un élément clé pour ramener la confiance des citoyens envers leurs élus», de noter le porte-parole en matière d’Environnement et de Lutte aux changements climatiques. Il souhaite que le plan de Mme Hivon de libérer le Québec de sa dépendance au pétrole, comme ceux portant sur la qualité de vie des familles, les programmes sociaux, le monde communautaire et la convergence souverainiste, soient repris par les autres candidats. «Je la remercie de s’être lancée dans la course et d’avoir proposé ses idées. Pour ma part, je demeure ébranlé par la situation et j’entreprends donc une réflexion sérieuse pour la suite des choses», a conclu le député. On le reconnait ici aux côtés de Véronique Hivon, de passage dans la région il y a quelques jours, et de l’acteur Gilles Renaud. 

La Revue

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Les députés du PQ derrière Véronique Hivon resteront neutres pour le moment

Véronique Hivon lors de l'annonce de sa candidature à la course au leadership du Parti québécois, à Joliette.

Véronique Hivon lors de l'annonce de sa candidature à la course au leadership du Parti québécois, à Joliette.   Photo : Presse Canadienne/Graham Hughes

Les cinq députés qui ont jusqu'ici appuyé Véronique Hivon dans la course à la direction du Parti québécois resteront neutres pour l'instant, a appris Radio-Canada. 

À la suite d'une rencontre informelle, les députés Claude Cousineau, Sylvain Pagé, Mathieu Traversy, Carole Poirier et André Villeneuve ont décidé de se donner quelques jours de réflexion avant d'aviser pour la suite.

La députée de Joliette a annoncé son retrait de la course à la direction du Parti québécois la semaine dernière, en raison de « l'aggravation de l'infection virale aiguë dont elle souffre depuis une dizaine de jours et de la détérioration de son [état de santé] ». Elle avait initialement suspendu sa campagne sur avis de son médecin.

Pour deux ou trois semaines, on veut laisser retomber la poussière et soutenir Véronique [...] [Appuyer un autre candidat], je ne suis pas là présentement. Je suis à digérer cette démission qui me fait énormément de peine.

Claude Cousineau, député de Bertrand

« C'est une question de travail d'équipe, renchérit le député de Terrebonne, Mathieu Traversy. On faisait partie d'une même équipe dans cette course à la chefferie. Cette coopération qu'on a développée au fil des semaines, on veut que ça continue. »

Une fois leur réflexion terminée, les cinq députés se reparleront et décideront de la marche à suivre pour la suite des choses.

Est-ce que ce sera la neutralité jusqu'à la fin de la course? Est-ce que ce sera joindre une équipe en bloc? Est-ce que chacun décidera d'aller de son côté? Tout sera sur la table.

Mathieu Traversy, député de Terrebonne

À moins d'une surprise, aucun des cinq députés ne devrait adhérer à l'un ou à l'autre des clans restants durant le caucus des députés du parti, qui débute mercredi matin, à Gatineau, en Outaouais.

Radio-Canada.ca

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