Victoire pour les Moulinois

Le 5 octobre, une nouvelle fracassante est tombée : TransCanada abandonne son projet d’oléoduc Énergie Est.

Il n’est pas étonnant que cette nouvelle soit reçue avec beaucoup d’enthousiasme de la part du maire de Mascouche, Guillaume Tremblay.

«C’est une victoire que l’on doit partager avec les citoyens et les groupes environnementaux. Nous avons organisé un grand rassemblement et ensemble, nous nous sommes tenus debout. Ça me fait dire que lorsqu’on croit en quelque chose, il ne faut pas baisser les bras», a-t-il mentionné.

Même réaction chez les députés bloquistes Luc Thériault (Montcalm) etMichel Boudrias(Terrebonne), qui ont partagé : «C’est une belle journée pour la démocratie, pour la participation citoyenne. C’est grâce à l’opposition des gens, des groupes de défense de l’environnement, des élus locaux et régionaux qu’aujourd’hui, nous pouvons tous crier victoire!»

Le député péquiste de Terrebonne, Mathieu Traversy, s’est aussi réjoui de l’annonce. «Le Parti Québécois est le seul parti politique en importance à l’Assemblée nationale qui s’est clairement positionné contre l’oléoduc d’Énergie Est. Le pipeline aurait traversé plus de 700 de nos cours d’eau, sur près de700 kmau Québec, dont la rivière des Mille Îles etla rivière Mascouche. Lesvilles de Terrebonne et de Mascouche étaient aussi visées par le tracé», rappelle-t-il.

Pourtant, Mathieu Lemay, député de Masson de la CAQ, accueille avec soulagement l’annulation du projet. «Contrairement à ce que d’autres peuvent dire, nous avons toujours été contre le projet tel quel. C’est pourquoi nous avons soumis une série de conditions pour mettre le fardeau sur TransCanada.»

FCCQ déçue

De son côté la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) se dit déçue.  «C'est une bien mauvaise nouvelle pour notre économie, car ce sont des milliers d'emplois en génie civil et en construction industrielle qui ne verront pas le jour au Québec. Sans compter les millions de dollars d'investissements et plus de 10 milliards de dollars de revenus fiscaux à oublier», a déclaréStéphane Forget, PDG de la FCCQ.

Une position qui n’est pas nécessairement appuyée par la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins (CCIM). «Nous avions décidé de ne pas prendre position sur ce projet, car nous trouvions que les incidences et les retombées étaient environnementales et non économiques, notamment pour Les Moulins», a soutenu Lucie Lecours, directrice générale de la CCIM.

Rappelons que dansla MRC Les Moulins, la vague d’opposition au projet de TransCanada a pris son envol lors de la marche dela Terre Mèrequi s’est arrêtée dans le Vieux-Terrebonne au printemps 2014. Depuis, les groupes de pression, les citoyens et les élus de la MRC se sont unis pour dénoncer ce projet qui avait pour but d’acheminer 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta vers l’est du pays. Le pipeline aurait été d’une longueur de4 600 kilomètres(700 kmau Québec) et aurait traversé plus de 700 cours d’eau de la province.

La Revue

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