Un « manque criant » de ressources ambulancières

Un « manque criant » de ressources ambulancières

Les députés du PQ de Lanaudière réclament davantage d’ambulances et d’heures de services préhospitaliers dans la région.

Alors que le Syndicat des paramédics de Laurentides-Lanaudière (SPLL-CSN) dénonce depuis longtemps le manque de ressources ambulancières dans la région, c’est au tour des députés du Parti Québécois de Lanaudière d’interpeller le ministre de la Santé et des Services sociaux sur «le manque criant de ressources» sur le territoire.

Réunis dans les locaux d’Ambulance Lanaudière le 19 mars, les députés Nicolas Marceau, André Villeneuve, Mathieu Traversy et Véronique Hivon ont réclamé davantage d’ambulances et d’heures de services préhospitaliers dans la région. «Au cours des derniers mois, à deux reprises, des citoyens de Terrebonne ont succombé à leurs blessures en attendant l’ambulance qui tardait à arriver. Le manque de véhicules disponibles engendre des délais d’attente inacceptables. Dans une situation d’arrêt cardiorespiratoire, chaque minute écoulée diminue de 10 % les chances de survie», a noté le député de Terrebonne, Mathieu Traversy.

Rappelons que le 21 août, un adolescent est décédé à la suite d’un arrêt cardiorespiratoire, à Terrebonne. Puisque toutes les ambulances de Terrebonne et de Saint-Lin répondaient déjà à un appel, ce sont des ambulanciers de Repentigny qui sont intervenus, arrivant sur les lieux 24 minutes plus tard. Le 12 janvier, un bébé de 11 mois a aussi perdu la vie dans le secteur La Plaine. Encore une fois, c’est une ambulance de Repentigny qui a dû intervenir, prenant 22 minutes à arriver sur place. Bien qu’on ignore encore si l’arrivée plus rapide des ambulances aurait pu changer le cours de ces événements, le manque de ressources disponibles avait tout de même été dénoncé par le SPLL-CSN. «La population ne bénéficie pas du niveau de services auquel elle est en droit de s’attendre. Terrebonne, c’est la dixième plus grande ville au Québec. Ce n’est pas normal qu’on ne soit pas capable d’y assurer pleinement le service en tout temps», avait alors déclaré le président du syndicat, Yan Bonhomme.

«Le gouvernement a la responsabilité d’améliorer l’accessibilité au transport ambulancier et aux services préhospitaliers. Il en va de la sécurité de nos citoyens», a insisté Véronique Hivon, députée de Joliette et vice-chef de la formation politique.

En attente

À la suite d’une demande d’accès à l’information, les députés du PQ ont d’ailleurs révélé que le Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière (CISSSL) a formulé des requêtes en ce sens en novembre auprès du Ministère. «En priorité, le CISSSL a demandé l’ajout de deux ambulances, de deux quarts de travail de 11 heures et d’un quart de travail de 8 heures à Terrebonne; l’ajout d’une ambulance, d’un quart de travail de 11 heures et d’un quart de travail de 8 heures à Saint-Michel-des-Saints; l’ajout d’une ambulance et d’un quart de travail de 8 heures à Repentigny; et l’ajout d’un quart de travail de 10 heures, 4 jours par semaine, à Joliette», a-t-on précisé du côté du PQ, des informations que nous avons validées auprès du CISSSL.

«Le ministre Gaétan Barrette connaît le manque criant de ressources dans notre région. Pourtant, les demandes du CISSSL sont restées lettre morte», a poursuivi le député de Terrebonne, indiquant que six jours après l’envoi de ces requêtes, Gaétan Barrette annonçait l’ajout de 22 ambulances à travers le Québec, mais aucune pour Lanaudière. «L’analyse des demandes formulées auprès du Ministère est réalisée et nous sommes toujours en attente», a précisé Pascale Lamy, chef du service des communications par intérim du CISSSL. 

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