«Le cafouillage des gouvernements» dénoncé

À sept mois de la légalisation du cannabis, les députés provincial et fédéral de Terrebonne dénoncent «l’insouciance partagée par les gouvernements Trudeau et Couillard» dans ce dossier. «La date de légalisation imposée par Ottawa est irresponsable. C’est une décision hâtive, ordonnée par le fédéral et qui aura des répercussions inévitables sur la sécurité publique. Déjà, nos policiers craignent de ne pas être formés ni outillés à temps pour appliquer la tolérance zéro au volant», affirme le député du Bloc Québécois Michel Boudrias. «C’est le milieu communautaire et des municipalités comme Terrebonne et Mascouche qui devront en bonne partie gérer les effets de l’application de cette loi, ajoute le député péquiste Mathieu Traversy. À ce moment-ci, aucune garantie ne leur a été donnée quant à l’utilisation des sommes amassées par la vente du cannabis. Au Parti Québécois, on souhaite que 100 % des profits soient versés pour la prévention et la sécurité publique.» Dans le projet de loi déposé la semaine dernière, le gouvernement du Québec interdit presqu’essentiellement la consommation du cannabis là où celle du tabac est interdite. «Le gouvernement veut pelleter le problème dans la cour des villes qui devront choisir si on peut ou non fumer un joint de l’autre côté de la rue, près d’une école», déplore Mathieu Traversy. Son homologue et lui partagent les inquiétudes de la population quant à l’encadrement de la consommation du cannabis dans l’espace public. «Vous pouvez compter sur vos députés de Terrebonne pour continuer de faire pression sur cet enjeu, afin d’en limiter les répercussions négatives pour notre communauté», conclut Michel Boudrias. 

La Revue

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