« Une tactique libérale de longue date »

Au lendemain du dépôt du budget de Carlos Leitão, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, n’y va pas de main morte à l’endroit des libéraux, qu’il accuse d’avoir «instrumentalisé la souffrance des Québécois à des fins électorales».

«Les libéraux ont coupé dans les services pour accumuler des surplus qu’ils redistribuent maintenant à l’aube des prochaines élections. C’est une tactique libérale de longue date : trois ans d’austérité pendant lesquelles on s’inflige des coupes dans des secteurs névralgiques comme l’éducation, et dont on ne peut pas toujours réparer les dégâts, puis un an de bonbons. Mais la population n’est pas dupe. Elle sait qu’une réélection des libéraux rimerait avec un autre cycle d’austérité», a réagi le député péquiste.

C’est au chapitre des infrastructures que Mathieu Traversy en a le plus à dénoncer. «Quand on s’attarde aux grands projets, Terrebonne semble être le no man’s land de la politique québécoise. Par exemple, l’Hôpital Pierre-Le Gardeur attend depuis des années l’ajout de 150 lits de courte durée. Le projet est à l’étape de planification depuis deux, trois ans et ça ne bouge pas. Quand je vois que le parachèvement de l’autoroute 19 est maintenant rendu à l’étape de planification lui aussi, après avoir été longtemps à l’étape d’étude, je ne me réjouis donc pas trop vite : nous attendrons sûrement longtemps avant qu’il ne passe à l’étape de la réalisation! Et que dire que l’élargissement de la route 337, qui n’apparaît plus nulle part dans le Plan québécois des infrastructures! Cet agrandissement prévu depuis des années a été complètement largué par les libéraux! Au Parti Québécois, on veut prioriser la qualité de vie des citoyens, et ça passe par un grand déblocage de nos routes. Il faut investir dans nos infrastructures et améliorer l’offre en transport collectif.»

Au chapitre de l’éducation, s’il ne peut pas s’opposer à la baisse de taxe scolaire annoncée par les libéraux, Mathieu Traversy espère toutefois que les prochaines planifications budgétaires mettent davantage l’accent sur la réussite scolaire. «Nos infrastructures scolaires ont besoin d’amour, et nos écoles manquent de ressources. Il y a énormément de besoins dans le système d’éducation.»

Il conclut : «Les libéraux ont privé les Québécois de ressources dont ils auraient eu besoin, pour ensuite y aller d’un décaissement majeur. Il faut briser ce cycle néfaste libéral et le Parti Québécois s’y engage.»

La Revue

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