Sortie des travailleurs de la CSN contre Optilab : les députés du Parti Québécois dans Lanaudière en appui

Lanaudière, le 1er février 2017 – D’autres voix s’élèvent dans Lanaudière pour dénoncer le projet Optilab, avec la sortie ce mardi de représentants de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Dans la foulée, les député(e)s du Parti Québécois dans Lanaudière, Nicolas Marceau (Rousseau), Véronique Hivon (Joliette), Mathieu Traversy (Terrebonne) et André Villeneuve (Berthier) tiennent à réitérer leur opposition à cette centralisation des laboratoires médicaux et interpellent à nouveau le ministre Barrette pour que la réforme soit suspendue.

« La mobilisation dans la région prend de l’ampleur : travailleurs du réseau, élus municipaux et provinciaux, citoyens, on est nombreux à dire au ministre qu’Optilab est un mauvais projet, mauvais pour les patients, mauvais pour les travailleurs du réseau, mauvais pour les régions. Il a encore agi dans la précipitation, l’improvisation la plus totale et sans consulter. Maintenant, il doit refaire ses devoirs et écouter les mises en garde que tout le monde lui sert! », disent en choeur les député(e)s.

Ils rappellent que si Optilab va de l’avant dans sa mouture actuelle, 70 % des analyses réalisées dans les deux laboratoires de Lanaudière seront transférées vers Laval, entraînant des pertes d’emplois directs dans plusieurs de nos hôpitaux. « Pertes d’emploi, exode de l’expertise, impacts économiques : encore une fois, le gouvernement se livre à une opération de centralisation, au détriment des régions du Québec », s’indigent-t-ils, soulignant au passage le stress important et les inquiétudes que ces chambardements et les pertes d’emplois associées font vivre aux travailleurs du réseau, comme en ont témoigné les représentants de la CSN en point de presse.

Les député(e)s font également écho aux craintes liées au transport des échantillons sur plusieurs kilomètres, ce qui pourrait occasionner des problèmes de traçabilité, des pertes de spécimens, une altération de leur contenu et des délais dans la transmission des résultats : « On ne parle pas de n’importe quelle marchandise! Une analyse perdue peut avoir de graves conséquences sur le délai d’émission d’un diagnostic, le traitement d’un problème de santé. Ce sont des vies humaines qui sont en jeu. »

Cette réforme du gouvernement libéral, ajoutent-ils, vise encore à favoriser le privé au détriment du secteur public, avec le transport des échantillons qui sera confié à des sous-traitants externes, et l’achat d’équipements de fine pointe pour équiper les labos qui se fera auprès d’un même fournisseur, « soulevant des questions au chapitre de l’imputabilité ».

Le Parti Québécois a demandé à plusieurs reprises au ministre Barrette de dresser un portrait clair, par l’entremise de l’Institut d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), des conséquences qu’aura le projet Optilab pour les patients, les travailleurs, les services à la population et le réseau de la santé. « Nos demandes sont restées lettre morte », déplorent les quatre députés, qui pressent en outre la ministre régionale et des régions, Lise Thériault, d’intervenir pour « faire entendre raison à son collègue de la santé. »

« Le ministre Barrette agit de façon complètement irresponsable en allant de l’avant avec ce projet dont il est incapable d’évaluer les impacts, ni même de démontrer l’efficacité, sans compter les échéanciers qui sont complètement irréalistes. Nous n’allons pas baisser la garde dans ce dossier. Nous sommes derrière les travailleurs, derrière les patients, derrière la population et derrière la mobilisation », concluent-ils.

Pages