Des investissements qui ne réparent qu’une partie des dégâts libéraux

Budget 2017-2018

Terrebonne, le 3 avril 2017 – « Nous avons ici le budget de l’année préélectorale. Après trois ans de démolition, les libéraux promettent de rafistoler. Après avoir coupé dans les services et augmenté le fardeau fiscal de 1500 $ par famille, le gouvernement libéral promet aujourd’hui un remboursement partiel aux patients, aux aînés, aux élèves et aux familles. Ne soyons pas dupes; il ne répare qu’en partie les dégâts faits dans les réseaux d’éducation et de santé, dans les poches des familles et dans les régions du Québec, » a déclaré Mathieu Traversy, député de Terrebonne.

« Grosses coupes, puis réparation partielle : c’est la recette libérale. Ce budget est clairement un aveu de culpabilité des libéraux, mais leurs excuses sont bien insuffisantes, »  ajoute le député. « Il n’y a que très peu de bonnes nouvelles pour les gens du 450. Pour nos infrastructures, rien n’a bougé pour l’avancement des projets de l’autoroute 19, de la route 337 et de l’agrandissement du Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur. Et la “taxe famille”, qui module les frais de services de garde relativement aux salaires des parents, n’a pas été abolie, » explique M. Traversy.

Des constats décevants

  • Pour les familles : Après avoir pris 1500 $ dans les poches des familles québécoises, les libéraux promettent de leur remettre 500 $ en abolissant la taxe santé et en réduisant les impôts de 55 $ par personne.
  • En éducation : Après avoir remercié pendant trois ans des professionnels en éducation, les libéraux promettent d’en réembaucher une partie. Conclusion : ils n’auraient jamais dû les congédier.
  • En santé : Après avoir nié les effets de l’austérité sur les soins aux patients, tout en continuant à donner des centaines de millions aux médecins, ils promettent un réinvestissement partiel, tout en ajoutant 419 M$ à la rémunération des médecins. Or, ce réinvestissement dépend entièrement de l’obtention d’une nouvelle entente avec les médecins, sans quoi, 469 M$ devront être enlevés aux patients et ajoutés à la rémunération des médecins. Toutes les promesses en santé reposent donc sur une entente purement hypothétique, et cela risque, encore une fois, de se solder par des compressions en santé pour compenser le traitement royal accordé aux médecins par les libéraux.
  • En économie : Après trois ans de diminution des investissements des entreprises, nous observons les dégâts : la croissance sera plus basse que celle de l’Ontario et des États-Unis.
  • Pour l’emploi : Après avoir promis l’effet libéral et la création de 50 000 emplois par année, force est de constater que la cible ne sera pas atteinte.

Réinvestissement incomplet en éducation et en santé

En campagne électorale, Philippe Couillard s’était engagé à maintenir un rythme de 3,5 % d’augmentation des dépenses en éducation, et de 4 % en santé. S’il avait respecté sa promesse, il y aurait, en plus des remboursements annoncés, 1 G$ de plus alloué à l’éducation cette année, et 1,4 G$ à la santé. Les patients et les élèves vont encore souffrir de ce manque à gagner.

« Un an sans services pour un élève en difficulté, c’est un an de perdu à jamais. Même chose pour les services de garde; les libéraux ont coupé environ 300 M$ et ne réinvestissent même pas la moitié de cette somme. Après avoir coupé à la scie à chaîne, ils réinvestissent au compte-gouttes », a ajouté M. Traversy.

Cette année, le budget pour les soins aux patients augmente de 3,6 %; c’est sous la cible fixée par le premier ministre. Mais, pire encore, cela deviendra seulement 1,7 % si les médecins conservent leurs privilèges. Il y a deux budgets pour la santé : le budget prioritaire, c’est-à-dire le salaire des médecins, et le budget des restants, soit celui pour les soins aux patients.

Le député du Parti Québécois a aussi déploré le très faible investissement pour les organismes communautaires : seulement 10 M$ sont prévus cette année. « Nous avions également proposé d’augmenter le crédit d’impôt pour solidarité, d’abord de 100 $ immédiatement, afin de pallier la hausse du coût du panier alimentaire. Le gouvernement a préféré baisser les impôts des riches. »

Le Parti Québécois déposera une motion sur Bombardier

Cette semaine à l’Assemblée nationale, le Parti Québécois interpellera le gouvernement de Philippe Couillard avec le dépôt d’une motion sur la rémunération des hauts cadres de Bombardier. « Selon nous, le premier ministre doit demander formellement aux dirigeants de Bombardier de renoncer à leurs bonis. Cette situation est inacceptable! » conclut le député de Terrebonne. Le débat aura lieu en fin d’après-midi ce mercredi.

 

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