«Un bilan libéral qui ne passera pas à l’histoire»

«Nous venons de vivre l’une des pires sessions parlementaires depuis mon arrivée en politique : menu législatif minceur, gestion catastrophique des dossiers, nombreux changements de ministres et coupures budgétaires», a signifié le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, en dressant le bilan des derniers mois.

«En plus, le gouvernement Couillard a atteint un point de non-retour en ce qui a trait à la confiance des citoyens», a-t-il immédiatement ajouté.

Selon lui, il y a d’ailleurs urgence de renverser les libéraux. «Leur bilan de l’année 2016 est pauvre, désolant et anémique. Loin de gagner des points, il va à l’encontre des besoins des Québécois. À l’Assemblée nationale, nous devons composer avec deux formations politiques qui sont presque identiques, la CAQ et le PLQ. Deux partis qui partagent une complicité et des idéaux semblables : dans les projets environnementaux, pour le pipeline de TransCanada et pour la fracturation des hydrocarbures près des cours d’eau, ou encore lorsqu’il est question des mesures d’austérité qui étouffent nos familles.»

«Un changement désiré»

À l’inverse, le député Traversy se réjouit du travail des troupes péquistes, qui ont connu une saison fort chargée. Le début de la session a effectivement été marqué par l’élection du nouveau chef du parti, Jean-François Lisée. Le député de Terrebonne a dès lors délaissé son rôle à l’environnement pour prendre la barre de l’organisation du parti. «Ce rôle de député organisateur, qui m’a été confié à la veille des récentes partielles, fut un gage de grande confiance à mon endroit. Pendant plus d’un mois, j’ai accompagné les différents candidats dans leurs campagnes locales.» Le tout s’est soldé par des victoires du Parti Québécois dans Marie-Victorin et Saint-Jérôme. «Devant l’augmentation de notre résultat dans Verdun et l’effondrement du Parti libéral, ces victoires électorales sont le signe d’un changement désiré et notre parti sera présent pour y contribuer», a analysé le député.

En tant que porte-parole en matière d’environnement, Mathieu Traversy s’est ensuite dit fier de l’adoption du projet de loi zéro émission. De plus, il se réjouit que son parti ait pris clairement position contre le projet Énergie Est de TransCanada.

Santé et milieu communautaire

Si le gouvernement se targue d’avoir «sauvé le Québec», il assure que le Parti Québécois a quant à lui entendu la volonté de changement des citoyens, et il compte bien incarner ce nouveau souffle dont le Québec a tant besoin. «Nous avons entendu les Québécois qui souhaitent avoir accès à des soins de santé. Nous avons aussi entendu les organismes communautaires qui disent devenir des zones de débordement du système de santé. Nous avons marché avec eux cet automne pour les soutenir et pour demander une reconnaissance de leur travail essentiel», a-t-il insisté.

Et au printemps 2017, il continuera à entendre les personnes qu’il représente et à défendre leurs intérêts. Il souhaite également pouvoir entamer une vaste consultation des organismes touristiques québécois pour mettre à jour les positions de sa formation politique en matière de tourisme, dossier dont il est dorénavant porte-parole.

Notons enfin que le Parti Québécois de Terrebonne entamera quant à lui sa démarche de congrès de circonscription, qui se terminera en septembre 2017 en marge d’un congrès national afin d’établir un plan et un programme clairs pour les élections de 2018. (VT)

La Revue

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